1ère générale - Thème 3 / Les espaces ruraux : multifonctionnalité ou fragmentation ? - Chapitre 2 / La France : des espaces ruraux multifonctionnels, entre initiatives locales et politiques européennes

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Sommaire

I. MUTATION DES SYSTÈMES AGRICOLES ET DIVERSIFICATION DES FONCTIONS PRODUCTIVES
A. DES CAMPAGNES TOUJOURS AGRICOLES
1. Les systèmes agro-industriels
2. Nouveaux modèles agricoles qualitatifs
B. L’ESPACE RURAL, DE NOUVEAUX USAGES
1. Des campagnes industrielles
2. Les campagnes résidentielles et touristiques
C. RÉALISATION D’UN CROQUIS (EXERCICE TYPE BAC)

II. NOUVEAUX RAPPORTS VILLES-CAMPAGNES, NOUVEAUX ENJEUX D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT
A. ÉVOLUTION DES RAPPORTS VILLES-CAMPAGNES ET NOUVELLES DYNAMIQUES DÉMOGRAPHIQUES
1. Des espaces attractifs
2. Une grande diversité de ruraux
B. LES ENJEUX D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RURAL ET LEURS ACTEURS
1. Valoriser et soutenir l'agriculture, en ménageant les espaces ruraux
2. Développer une offre de services
3. Des acteurs à différentes échelles

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Manuel p.246-273

Introduction

Les espaces ruraux occupent les 9/10e du territoire de la France. Ils se caractérisent par une faible densité de population et des paysages à dominante végétale où le bâti est peu dense et diffus. Les espaces ruraux connaissent de profondes mutations et peuvent être appréhendés de mille manières différentes. Le poids de l'histoire et des représentations paysagères brouille la connaissance de ces espaces, qu’il est difficile de définir simplement. Certes, il existe une définition statistique des espaces ruraux en France : selon l’INSEE, les communes appartiennent à la campagne lorsqu’elles regroupent moins de 2 000 habitants agglomérés. Mais la délimitation des espaces ruraux reste difficile à tracer car le passage ville/campagne est très progressif[1]. Dans ces conditions, aux paramètres purement statistiques, il convient d’ajuster la référence aux paysages et aux modes de vie qui déterminent ce que l’on désigne globalement par le terme « ruralité » -Définition p.258.

Quelles sont les transformations des espaces ruraux en France et comment les différents acteurs, du local à l’échelle européenne, se mobilisent-ils pour leur développement ?

I. Mutation des systèmes agricoles et diversification des fonctions productives

Les espaces ruraux ont connu depuis la Seconde Guerre mondiale des mutations importantes :

  • du processus « d'agricolisation » jusqu'en 1975 dans un contexte d'exode rural à l'arrivée de nouvelles populations ;
  • de l'industrie rurale traditionnelle à la recherche de niches d'innovation et à la tertiarisation ;
  • d'un développement spécifique à des interactions toujours plus importantes entre villes et campagnes -Carte enjeux 2 p. 249.Trois France rurales + notion p.258. Fragmentation rurale.

A.    Des campagnes toujours agricoles

Dans les campagnes, l’agriculture est toujours très présente[2]. Les espaces ruraux ont toujours été des espaces agricoles, et cette fonction a même eu tendance à tout recouvrir avec l'exode rural qui les a vidés des autres activités, à tel point qu'on a pu parler alors d'agricolisation de la campagne. Si bien que se fait jour, dès les années 1990 dans le sillage du rapport Brundtland[3], la nécessité de réinventer une multifonctionnalité et une fonction agricole répondant à l'attente sociétale en faveur de produits de qualité, le plus possible commercialisés en circuits courts pour réduire l’empreinte carbone et pour freiner la disparition des ceintures agricoles entourant les agglomérations.

Carte 1 p.248. Deux grands systèmes agricoles- Dans ces conditions, deux modèles agricoles évoluent en complémentarité, le modèle de l'agro-industrie qui s’épanouit depuis la révolution agricole et le modèle qualitatif qui est lié à la fois à la demande des agriculteurs et à celle des consommateurs.

1.     Les systèmes agro-industriels

Parmi les espaces agricoles français, ils sont les mieux intégrés aux marchés national et international, grâce à la spécialisation, à l’agrandissement des exploitations, mais aussi à l’impulsion des firmes agroalimentaires et de la Politique Agricole Commune (PAC) -Lexique p.300.

Le modèle de l'agro-industrie s'est développé en même temps que la grande distribution pour répondre à sa demande de produits variés en grande quantité à des prix réduits. La grande culture (céréales, oléagineux…) des bassins sédimentaires (aquitain, parisien-doc.3 p.261. La Beauce) et des plaines de l'Est (Alsace et Bourgogne), les élevages intensifs (bovins, volailles, porcs) de l’Ouest, les élevages laitiers des massifs anciens (Armoricain, Vosges, Massif central) et des hautes montagnes (Jura, Alpes, Pyrénées) en sont des illustrations. Il se repère aussi dans la production de cultures maraîchères et fruitières à la périphérie des grandes villes, dans les grandes vallées fluviales et les zones méditerranéennes (cultures dites « spécialisées » : vigne, fruits et légumes, fleurs…).

Critiqué pour des raisons environnementales, éthiques et économiques, ce modèle se caractérise par des formes d'intégration poussée de l'amont à l'aval où l'agriculteur est dépendant :

  • pour son approvisionnement en semences, matériels, intrants de toutes sortes[4]
  • pour l'écoulement de sa production via les FTN, les coopératives ou par des contrats avec la grande distribution[5].

Il a pour conséquence la concentration des terres au profit des grandes exploitations spécialisées dans la monoproduction, et le recul voire la disparition des autres, pas assez rentables.

Le modèle breton, longtemps cité en exemple en raison de ses prouesses technologiques et de sa production intensive, en témoigne. Créé pour assurer l'autosuffisance de la France en produits agricoles, il a bénéficié des progrès réalisés dans la sélection des races d’élevage et de l'adoption du mode de production hors-sol, avec l’appui de l’industrie agroalimentaire. Ce modèle est maintenant vivement attaqué du fait des fortes pollutions des sols et des eaux souterraines ; surtout, il a conduit à une impasse économique pour de nombreux exploitants, en butte à la concurrence des produits agricoles issus des pays européens et de pays tiers comme le Brésil pour la production de volailles d'entrée de gamme -Étude de cas p.254-256. La Bretagne, un « modèle » agricole en recomposition.

2.     Nouveaux modèles agricoles qualitatifs

Le modèle agricole qualitatif est plus ancien mais il a connu de nombreuses évolutions contemporaines. Il remonte à la demande des producteurs auprès des gouvernants pour obtenir une règlementation garantissant la production et son origine géographique pour s'opposer à toute tentative de fraude : ainsi sont nées les appellations d'origine contrôlée (AOC) ou protégée (AOP)[6].

Aujourd’hui, de nouvelles formes d'agriculture non labellisées et encore très minoritaires se développent (agroécologie, permaculture) pour répondre à une attente sociétale qui réclame une nourriture de qualité, une production respectueuse de l'environnement et du bien-être animal -Reportage p.257. Des initiatives pour développer l’agriculture bio, la traçabilité des produits et d’authentiques produits de terroir. Dans ce cadre, on observe une tendance à la relocalisation de l'agriculture, dont les exemples sont nombreux autour des villes (Cf. Montpellier[7]) au point de faire ressurgir les ceintures agricoles, dites parfois ceintures aliment, et de soutenir l'émergence de circuits courts de proximité.

B.    L’espace rural, de nouveaux usages

Resté agricole par vocation, le rural est néanmoins entré (ou revenu) en multifonctionnalité. Pourvoyeur d'alimentation, il est aussi un lieu de production industrielle, entre industries traditionnelles et industries de pointe ; le tourisme s'y développe avec des pratiques récréatives et de loisirs attirant des urbains à la recherche d'une nature « authentique » et de produits des terroirs.

1.     Des campagnes industrielles

L'industrie dans les campagnes est ancienne[8]. Originellement dispersées dans les campagnes, les industries rurales entrent en déclin au fil du XIXe siècle, puis pendant les Trente Glorieuses, avec la concentration des industries autour des grandes agglomérations et dans les bassins de main-d'œuvre des bassins miniers (Nord, Lorraine et bassins du Massif central). Aujourd’hui, l’activité industrielle subsiste dans les campagnes, par la présence des Industries agroalimentaires (IAA) -Lexique p.299 et de petites et moyennes entreprises (PME).

Certaines campagnes industrielles subsistent toutefois et connaissent de véritables réussites, à l'origine de districts industriels organisés autour de PME capables d'une grande réactivité pour des donneurs d'ordre internationaux (lunetterie du Jura autour de Morez, Cosmetic Valley de la région Centre-Val de Loire, plasturgie centrée sur Oyonnax, métallurgie légère dans le Vimeu, industries variées du Choletais...). Devenus de véritables systèmes de production localisés (SPL) à fort capital humain, investis dans la recherche et le développement, ces districts sont soutenus par la procédure de pôles d'excellence rurale inaugurée en 2005.

Les IAA, intégrées dans les bassins de production agricole, ont accompagné les spécialisations régionales liées au potentiel du milieu naturel : élevage des bovins pour la viande et le lait dans les massifs anciens et les hautes montagnes, production de céréales dans les bassins sédimentaires (aquitain, parisien) et les grandes plaines de l'Est de la France (Alsace, Bourgogne), etc. Mais les IAA sont aussi fortement sous l'influence des marchés internationaux et des grandes firmes transnationales. Trois grands secteurs se dégagent selon le chiffre d'affaires : viande, boissons, produits laitiers.

2.     Les campagnes résidentielles et touristiques

Des espaces ruraux sont le théâtre d’une nouvelle ruralité caractérisée par l’arrivée de retraités, de résidences secondaires, et le développement des activités de tourisme et de loisirs. Des formes de « gentrification » -Définition p.260 gagnent le rural -doc.4 p.261. Les campagnes françaises, un nouvel intérêt.

La France est la première destination touristique au monde en 2017 (87 millions de touristes) et la troisième en termes de recettes (54 milliards). Le tourisme rural ou « tourisme vert » qui représente près du tiers des nuitées touristiques s'impose comme une des destinations majeures -Chiffres p.260. Pratiqué de manière diffuse, il englobe des formes variées mais qui ont comme point commun d'utiliser les ressources du rural : tourisme culturel, fluvial, tourisme à vélo, tourisme gastronomique et œnotourisme...

Les espaces ruraux recèlent potentiellement nombre d'aménités[9] qui en font des lieux attractifs : grands espaces « naturels » éloignés des foules citadines, mode de vie calme, patrimoine multiple (paysager, culturel[10], gastronomique...), modes de déplacement doux (à vélo, balade, randonnée, navigation sur canaux et cours d’eau), etc. Plusieurs facteurs renforcent la fréquentation : étendues d'eau aménagées en bases de loisirs (lac de Serre-Ponçon, lac de Vassivière...) existence d'un parc d'attractions (Puy du Fou, zoo de Beauval, Vulcania, Futuroscope), d’évènements culturels réguliers (Festival international d'opéra baroque et romantique de Beaune, Festival international de piano de la Roque d’Anthéron...).

Une caractéristique du tourisme rural est le type d'hébergement, souvent bon marché[11] :

  • petites unités d'accueil dispersées : des campings, des fermes-auberges, des chambres et tables d'hôtes, ou en gite[12];
  • résidences secondaires, particulièrement nombreuses dans les montagnes (Alpes, Pyrénées, rebord sud-oriental du Massif central, Corse, Vosges), mais aussi sur le littoral breton et du Sud-Ouest, et d'une manière générale dans l'hyper-rural -Définition p.260: certains espaces ruraux en marge connaissent parfois un renouveau autour de leur potentiel naturel -Étude de cas p.250-253. Les Cévennes, vers un territoire rural multifonctionnel ?

C.    Réalisation d’un croquis (exercice type bac)

Méthode bac p.14-15 + « S’entraîner au bac p. 268-269 »

II. Nouveaux rapports villes-campagnes, nouveaux enjeux d’aménagement et de développement

A. Évolution des rapports villes-campagnes et nouvelles dynamiques démographiques

De nouvelles interactions entre l'urbain et le rural s'inventent, de nouvelles ruralités affectent le rapport ville/campagne traditionnel. Loin de la séparation villes-campagnes, ou de la seule consommation des campagnes par les villes, les interrelations l'emportent aujourd'hui. Dossier p.262-263. Les espaces ruraux transformés par la périurbanisation- La totalité de l’espace rural est désormais intégrée dans la société urbaine[13], et les échanges sont nombreux entre les cœurs des agglomérations et les zones peu denses : mobilités quotidiennes de travail, accès aux services, circuits alimentaires de proximité, usages récréatifs et touristiques, gestion des déchets et des ressources…

1.     Des espaces attractifs

Aujourd’hui, les campagnes sont globalement attractives. Depuis 1975, elles gagnent de la population avec des taux de croissance élevés, plus de 1% par an depuis les années 2000 ; cette croissance est deux fois supérieure à celle des espaces densément urbanisés. Elle est principalement liée à l’attractivité migratoire des communes situées à proximité des agglomérations, mais aussi à un excédent des naissances sur les décès -doc.2 p.259. Les campagnes françaises, une nouvelle démographie.

Le bilan migratoire favorable des espaces ruraux se traduit par l’installation de nouveaux habitants aux profils sociologiques diversifiés, attirés à la fois par des facteurs économiques (emplois, prix inférieurs du logement) et par une vision positive suscitée par les représentations de la ruralité : qualité de vie, image de nature… -doc.1 p.259. Un espace attractif : Treffieux

2.     Une grande diversité de ruraux

Globalement, les ruraux sont plus âgés, moins qualifiés, avec trois catégories socioprofessionnelles bien représentées : agriculteurs, ouvriers, employés. Mais une fragmentation rurale s’affirme en France en raison de la diversification des habitants et des espaces ruraux, tant sur le plan social, économique que spatial.

Doc.2 p.259. Les campagnes françaises, une nouvelle démographie- Le grand temps de l'exode rural est passé et on assiste aujourd’hui à des départs de la ville vers les espaces périurbains et ruraux de nouveaux précaires, mais aussi de catégories de population plus aisées à la recherche d’une meilleure qualité de vie pour leurs projets familial et professionnel (cadres supérieurs, chefs d’entreprise qui peuvent utiliser le télétravail ou qui sont très mobiles) -doc.4 p.261. Les campagnes françaises, un nouvel intérêt + Dossier p. 262 -Les espaces ruraux transformés par la périurbanisation.

À l’opposé des espaces ruraux périurbains en croissance, plus jeunes et actifs, avec des catégories socioprofessionnelles aisées et/ou dotées d'un fort capital culturel et des classes moyennes, se situent des campagnes de très faible densité dites hyper-rurales, plus fragiles et isolées, vieillies, aux revenus inférieurs à la moyenne nationale, qui peuvent devenir des déserts médicaux, numériques, culturels-Dossier p.264. L’avenir des espaces hyper-ruraux français.

B.    Les enjeux d’aménagement et de développement rural et leurs acteurs

1.     Valoriser et soutenir l'agriculture, en ménageant les espaces ruraux

Le défi majeur de l'agriculture française est de rester compétitive face à la concurrence européenne et mondiale[14]. Elle joue un rôle déterminant dans l'aménagement du territoire, par l'entretien et la valorisation des paysages et par le maintien du tissu social.

En même temps, les espaces ruraux sont aujourd’hui au centre des préoccupations environnementales, et objets de confrontations et d'affrontements entre des usages distincts, des manières de produire et de consommer peu conciliables. Ainsi, l'appropriation des ressources d'un territoire rural peut donner lieu à des conflits d'usage -Définition p.260 entre acteurs. Un des grands enjeux est l’équilibre entre activité économique et protection des milieux. En témoignent la multiplication des tensions dans les ZAD (Zones à défendre) comme le projet d'enfouissement de déchets nucléaires de Bure ou le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

2.     Développer une offre de services

La présence des services du quotidien, et en particulier des services publics, est indispensable pour attirer et maintenir une population sur un territoire. Leur organisation et leur accessibilité préoccupent les ruraux inquiets des fermetures ou des restructurations des services. Outre la perte d'emplois, ce déclin nourrit un sentiment d'abandon des espaces ruraux.

Face à la dépendance automobile et à la faiblesse des transports publics, la question des mobilités en milieu rural est primordiale.

L'accès à l'équipement numérique est un enjeu essentiel pour accompagner le dynamisme économique des espaces ruraux. Le développement du télétravail est une réelle opportunité pour accueillir des habitants attirés par le cadre de vie et créer de nouveaux emplois. Les zones blanches sont de moins en moins nombreuses, limitées aux espaces ruraux d'habitat dispersé.

3.     Des acteurs à différentes échelles

Ces enjeux mobilisent des acteurs à différentes échelles, du développement local aux politiques nationales et européennes de développement rural :

  • L’Union européenne a joué un rôle important dans la modernisation de l’agriculture avec la PAC et ses évolutions. Les espaces hyper-ruraux sont l’objet de nouvelles actions (équipements numériques, services à la population) et bénéficient des actions de l’Union européenne, financées par des fonds communautaires (programme LEADER -Lexique p.299 +-dossier p. 266. La Guadeloupe. L’agriculture des territoires d’outre-mer.
  • L’État finance l’accessibilité des régions enclavées et lutte contre la fracture numérique.
  • Les collectivités territoriales soutiennent les actions de développement local :
    • en s’appuyant sur les ressources locales spécifiques (agriculture de qualité, forêt, patrimoine culturel…),
    • en misant sur sur les complémentarités avec les villes -Dossier p.264. L’avenir des espaces hyper-ruraux français. La pluralité des fonctions entraîne certes des concurrences pour l’espace et des conflits d’usages -Définition p.260 ou d’aménagement, mais aussi des complémentarités comme dans les campagnes multifonctionnelles de l’Ouest, du Nord ou des Alpes touristiques.
    • en mettant en réserve certains espaces susceptibles de diversifier les activités du rural : Cf. dispositifs de protection des ressources (forêts, cours d’eau), du maintien de la biodiversité (réserves et parcs naturels)[15]. En effet, l’exode rural continu de 1850 à 1975 n'a cessé de libérer des espaces -Chiffres p.258, rendus à la forêt ou laissés en friches, qui connaissent aujourd'hui une valorisation forte quand triomphent le développement durable et la recherche de nature par les citadins.

Conclusion

Après le temps de l'urbanisation triomphante et de la ville, le rural est aujourd'hui à la mode en France dans une sorte d'inversion des regards. Les espaces ruraux viennent à figurer une certaine modernité et un mieux vivre.

S’entraîner au bac p.268-272

Réviser pour le bac p.273


[1] Cf. https://bit.ly/3ehOewe

[2] NB. L’agriculture représente 10% des emplois ruraux -Chiffres p.260.

[3] Le rapport Brundtland est le nom communément donné à une publication, officiellement intitulée Notre avenir à tous, rédigée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l'ONU, présidée par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. Utilisé au Sommet de la Terre de 1992, ce rapport utilise pour la première fois l'expression de « sustainable development », traduit en français par « développement durable ».

[4] Produits phytosanitaires, engrais...

[5] Il doit s'informer des cours du marché pour vendre au moment le plus opportun, connaître les innovations techniques et biotechnologiques et souvent agrandir son exploitation pour maintenir sa rentabilité : c’est la course au « toujours plus ».

[6] Cf. les AOC créées officiellement en 1935 pour la production de vin. Expérimenté avec le vin, le système des AOC a ensuite été étendu par l'Institut national des appellations d'origine à d'autres produits comme les fromages, les huiles d'olive, les volailles, les foies gras, les miels, les moules de bouchots... Le système des appellations s’est ensuite enrichi d'autres labels : le label rouge pour la viande en 1960, le label AB français pour l'agriculture biologique en 1980, les labels de provenance tels que viande bovine de France ou viande porcine de France (VBF, et VPF)… L’Union européenne institue en 2009 les appellations d'origine protégée (AOP) pour tous les pays de l'UE.

[7] https://www.montpellier3m.fr/sites/default/files/bocal_guide.pdf

[8] La proto-industrie y a trouvé les ressources indispensables : matières premières (laine, lin, minerai), colorants (garance, safran, pastel), sources d'énergie (eau, bois), main-d'œuvre... Cf. le savoir-faire des ouvriers-paysans dans le textile comme dans le Choletais (mouchoirs et linge de maison), la vallée du Rhône (soie) ou les filatures et tissages dans les vallées des Vosges.

[9] Aménités : Ensemble d'éléments contribuant à l'agrément d'un lieu pour ceux qui y vivent : climat, paysage, ambiance (Géoconfluences).

[10] Le patrimoine culturel ou naturel est parfois labellisé au patrimoine mondial de l'Unesco (aqueduc du Gard, cirque de Gavarnie, basilique de Vézelay, Lourdes...)

[11] Certaines destinations sont de véritables bulles touristiques en pleine campagne comme les Center Parcs qui offrent dans un espace restreint lieu d'hébergement, restauration et parc aquatique. Elles remplacent d'une certaine manière les stations climatiques et thermales, qui, formes les plus anciennes de tourisme, sont en perte de vitesse (La Bourboule, Les Eaux-Chaudes...).

[12] L’offre de logements Airbnb a été multipliée par 37 entre 2012 et 2017 dans les territoires ruraux de faible densité (densité <50 hab./km²) pour atteindre 57 000, faisant concurrence aux gites de France.

[13] Inversement, la ville s’empare aussi de ce qui faisait la spécificité du rural : l’agriculture et l’alimentation. Beaucoup de projets d’aménagement urbains comportent de plus en plus souvent un volet agricole, y compris dans le centre des villes, avec le renouveau des jardins urbains et des pratiques agricoles au cœur ou à la périphérie des villes.

[14] 4 millions d'emplois se rattachent à la seule filière agroalimentaire.

[15] Les espaces verts protégés, principalement le fait de l’État ou de l'UE, se sont ainsi multipliés : création des réserves naturelles en 1957, des parcs naturels nationaux en 1963, des parcs naturels régionaux en 1967 et du réseau Natura 2000 en 1979 et 1992...