Plan

En quoi consiste l’épreuve. 1

Rappel : structure de l’épreuve. 1

Objectifs de l’épreuve. 2

Exemples de sujets. 2

 

Conseils de méthode. 5

Au brouillon, rapidement

La rédaction, « au propre »

 

  6

En quoi consiste l’épreuve

Rappel : structure de l’épreuve

AD1

La durée totale de l'épreuve est de trois heures.

L'épreuve est composée de deux parties :

  • dans la première partie, le candidat rédige une composition en réponse à un sujet d'histoire ou de géographie ;
  • la deuxième partie se compose d'un exercice portant sur la discipline qui ne fait pas l'objet de la composition : 1/ en histoire : analyse d'un ou de deux document(s) ; 2/ en géographie : soit l'analyse d'un ou de deux document(s), soit la réalisation d'un croquis d'organisation spatiale d'un territoire.

[Source : Bulletin officiel n°43 du 21 novembre 2013]

Objectifs de l’épreuve

Ce qu’on attend du candidat, d’après les textes officiels

  • En histoire, […] le candidat doit mettre en œuvre les démarches de l'analyse de document en histoire. Il doit faire la preuve de sa capacité à comprendre le contenu du ou des document(s), à en dégager les apports et les limites pour la compréhension de la situation historique abordée. Lorsque deux documents sont proposés, on attend du candidat qu'il les mette en relation en montrant l'intérêt de cette confrontation.
  • En géographie, […] Le candidat doit mettre en œuvre les démarches de l'analyse de document en géographie. Il doit faire la preuve de sa capacité à comprendre le contenu du ou des document(s) ainsi que les enjeux spatiaux qu'il(s) exprime(nt), à en dégager les apports et les limites pour la compréhension de la situation géographique abordée. Lorsque deux documents sont proposés, on attend du candidat qu'il les mette en relation en montrant l'intérêt de cette confrontation.

Bulletin officiel n°43 du 21 novembre 2013

Capacités attendues

Parmi les capacités et méthodes du programme (BO n°8 du 21 février 2013), on attend en particulier la maîtrise des capacités suivantes :

  • En histoire : 1/ nommer et périodiser les continuités et ruptures chronologiques ; 2/ décrire une situation historique ;
  • En géographie : 1/ nommer et localiser les grands repères géographiques terrestres; 2/ décrire une situation géographique.
  • En histoire comme en géographie, rédiger un texte construit et argumenté en utilisant le vocabulaire historique spécifique : dans une courte introduction, dont la forme est laissée à la liberté du candidat, le candidat présente le sujet et le fil conducteur de son devoir. Il organise librement les différents paragraphes qu’il développe. Tous les questionnements sont acceptables dès lors qu’ils s’inscrivent dans l’esprit du libellé ; on évalue la cohérence interne et la pertinence du devoir par rapport au sujet. Dans une brève conclusion, le candidat fait le bilan de sa réflexion.

Exemples de sujets

Le ou les deux documents proposés sont de nature diverse : tout type de textes (littéraires, scientifiques, de presse, témoignages, discours, pamphlets…), tout type d’images (affiches de propagande, caricatures de presse, œuvres d’art, « Une » de journaux…), statistiques, cartes…

Par exemple, un texte

Sujet - L'historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France

[Source : sujet de la session 2015 du baccalauréat (série S, Pondichéry)]

Consigne : à partir de l'analyse du document montrez l'évolution des relations entre les travaux de l'historien et les différentes mémoires du régime de Vichy et de l'Occupation.

Document- Extraits issus de l'avant-propos de l'ouvrage, La France de Vichy 1940-1944, paru pour la première fois en 1973

À l'automne 1960, étudiant à Harvard, j'arrivais à Paris pour entamer ma thèse d'histoire sur le corps des officiers dans la France de Vichy. Bien que seize ans seulement se soient écoulés depuis la Libération, je croyais naïvement qu'un historien pouvait étudier la France de l'Occupation avec la même liberté que la guerre de Sécession. [ ... ]

Il a suffi d'une visite au Service historique de l'armée de terre (château de Vincennes), où je comptais consulter les archives de l'armée d'armistice (celle que Vichy avait été autorisé à conserver), pour que la réalité me rattrape brutalement. Les blessures de l'Occupation étaient encore si douloureuses que, loin de stimuler la recherche historique, elles l'inhibaient : on m'informa que les archives devaient rester closes cinquante ans. [ ... ]

J'ai tout de même réussi à trouver des archives sur la question, celles des Allemands. Quand je me suis plongé dans les télégrammes et les notes envoyés quotidiennement à Berlin [ ... ], je me suis aperçu que les postulats que soutenait L'Histoire de Vichy de Robert Aron, l'ouvrage de référence dans ces années-là ne correspondaient pas à ce que j'étais en train de lire. [ ... ]

Henry Rousso[1] a fort bien décrit les doutes que mon livre a suscités dans une grande partie du public et chez quelques universitaires. Certains esprits l'ont accueilli favorablement, soit qu'ils fussent déjà prédisposés à condamner Vichy, soit que 1968 les eût préparés à remettre en question les comportements des générations antérieures, soit que le film de Marcel Ophüls (1970) les eût sensibilisés aux complexités et aux ambiguïtés des années d'Occupation. Ceux qui l'ont rejeté étaient non seulement les apologistes[2] de Vichy mais aussi une large fraction de l'opinion, qui sans être pétainiste, croyait ce que Pétain avait dit à son procès sur son appui secret aux Alliés et sur sa stratégie du « bouclier » pour protéger le peuple français du mieux qu'il le pouvait.

Robert O. Paxton La France de Vichy 1940-1944, nouvelle édition de 1999

Par exemple, deux documents : un texte et une affiche de propagande

[Source : sujet de la session 2015 du baccalauréat (série S, Antilles-Guyane)]

Sujet- L'évolution des relations sino-soviétiques entre les années 1950 et les années 1970.

Consigne : Après avoir replacé ces deux documents dans leur contexte respectif, présentez l'évolution des relations entre la Chine et l'U.R.S.S. entre les années 1950 et les années 1970. Montrez ensuite l'intérêt de la confrontation de ces documents pour comprendre l'affirmation de la puissance chinoise dans la même période.

Document 1 : Affiche chinoise de Cai Zhenhua, 1953.

AD2

Traduction : « Avec l'immense soutien de l'Union soviétique et notre très grande force, nous réaliserons l'industrialisation de notre nation, pas à pas ! »

Document 2 - Discours de Deng Xiaoping[3] devant l'assemblée générale des Nations-unies, 10 avril 1974.

Les deux superpuissances, les plus grands exploiteurs et oppresseurs internationaux de notre époque, constituent le foyer d'une nouvelle guerre mondiale. Toutes deux disposent d'importantes quantités d'armes nucléaires. Elles se lancent dans une course effrénée aux armements, font stationner des troupes aux effectifs considérables hors de leurs frontières et établissent partout des bases militaires, menaçant ainsi l'indépendance et la sécurité de tous les autres pays. Elles ne cessent de soumettre les autres pays à la mainmise, à la subversion, à l'intervention et à l'agression. Toutes deux se livrent, sur le plan économique, à l'exploitation des autres nations, au pillage de leurs richesses et à la spoliation de leurs ressources. À propos des vexations infligées à autrui, la superpuissance qui arbore l'enseigne du socialisme se montre particulièrement perfide. Elle a envoyé des troupes occuper la Tchécoslovaquie[4], son alliée, et fomenté une guerre pour démembrer le Pakistan[5]. Elle ne tient pas sa parole et n'agit en aucun cas à la loyale. Cette superpuissance ne recherche que ses intérêts et, pour y parvenir, elle ne recule devant rien [ ... ].

La Chine est un pays socialiste et aussi un pays en développement. La Chine appartient au Tiers-Monde. Suivant avec constance l'enseignement du président Mao, le gouvernement et le peuple chinois soutiennent fermement tous les peuples et toutes les nations opprimés dans leur lutte pour gagner ou défendre leur indépendance nationale, pour développer leur économie nationale et résister au colonialisme, à l'impérialisme et à l'hégémonisme. [ ... ] La Chine n'est pas une superpuissance et jamais elle ne cherchera à en être une.

Conseils de méthode

Au brouillon, rapidement

Appréhender le document

Cette étape préalable prépare à la fois l’analyse proprement dite et le paragraphe introductif.

Il convient d’identifier et de caractériser les éléments suivants :

La nature et le thème du document

  • Nature : image (affiche, caricature, peinture, etc.), graphique, texte (article, extrait d’œuvre littéraire, de mémoires, tract politique, retranscription de discours, etc.), carte...
  • Thème : sujet auquel le document se rapporte, idée essentielle qu’il exprime, notions-clés auxquelles il renvoie.

L’auteur et le destinataire du document

  • L’auteur : son identité peut n’avoir aucun intérêt réel, mais parfois quelques éléments biographiques en lien avec le document et le contexte seront nécessaires
  • Le destinataire : quand cela présente un intérêt (c’est le plus souvent le cas) individuel ? Collectif ? Quel lien avec l’auteur ?

Le contexte

  • L’environnement historique / géographique dans lequel le document est produit et/ou auquel il renvoie.

Prélever et analyser les informations

Prélever

Repérer et prélever les éléments de réponse au sujet

Analyser

Mettre en relation les éléments de réponse prélevés dans le texte avec ses connaissances personnelles

Hiérarchiser, organiser

Pour cette étape, le recours à un tableau de ce type est vivement recommandé

Éléments de réponse fournis par le document Connaissances personnelles à mobiliser pour éclairer les informations du document
   

Évaluer la portée et les limites du document

Portée

  • Établir le lien entre le document et les événements survenus ou à venir.
  • S’appuyer si possible sur des faits précis (connaissances personnelles et citations du document).

Limites

  • S’interroger sur la légitimité de l’auteur : spécialiste, témoin, partisan, etc. ? Le cas échéant, compléter ou rectifier certaines informations
  • Plus largement, en lien avec la relation auteur / destinataire, mettre en avant la subjectivité de la source et le cas échéant les objectifs qu’elle vise.

La rédaction, « au propre »

Une réponse organisée

Une bonne réponse est une réponse construite, en trois étapes :

  • présentation/problématique (courte introduction),
  • analyse (deux ou trois paragraphes thématiques),
  • limites/portée (brève conclusion).

Une expression écrite soignée, mais pas ampoulée

Il convient de bien se faire comprendre, donc d’employer « la langue officielle du pays », en veillant scrupuleusement au niveau de langage, à la syntaxe, à l’orthographe, à la ponctuation.

Néanmoins, les figures de style sophistiquées et la grandiloquence ne sont pas spécialement requises. Un style plutôt neutre, « journalistique » est souhaitable.

Une présentation soignée

La mise en page du devoir doit rendre la lecture la plus agréable (ou la moins désagréable) possible : il faut donc aérer, marquer des retraits de ligne, etc.


[1] Henry Rousse est un historien français, qui dirige l'Institut d'histoire du temps présent. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage Le syndrome de Vichy de 1944 à nos jours, 1987.

[2] Personnes qui glorifiaient le régime de Vichy.

[3] Deng Xiaoping est alors vice-premier ministre et chef de la délégation de la Chine à l’O.N.U.

[4] En 1968, Moscou intervient militairement contre la Tchécoslovaquie et écrase le « Printemps de Prague » qui réclame notamment la libération de la presse et des élections libres.

[5] En 1971, le Pakistan se divise entre deux pays : l'un qui garde le nom de Pakistan, et l'autre qui devient le Bangladesh

En quoi consiste l’épreuve. 1

Rappel : structure de l’épreuve. 1

Objectifs de l’épreuve. 2

Ce qu’on attend du candidat, d’après les textes officiels. 2

Capacités attendues. 2

Exemples de sujets. 2

Par exemple, un texte. 2

Par exemple, deux documents : un texte et une affiche de propagande. 3

Conseils de méthode. 5

Au brouillon, rapidement. 5

Appréhender le document 5

Prélever et analyser les informations. 5

Prélever 5

Analyser 5

Hiérarchiser, organiser 5

Évaluer la portée et les limites du document 5

La rédaction, « au propre »  6