1STMG - Thème 1 / Les territoires européens

Plan

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I. EUROPE, EUROPES : UN CONTINENT ENTRE UNITÉ ET DIVERSITÉ (QUESTION OBLIGATOIRE)
A. DIVERSITÉ
1. Diversité naturelle
2. Diversité culturelle et politique
3. Disparités de richesse et de développement
B. UNITÉ
1. L’identité européenne : histoire, culture et valeurs
2. L’identité européenne : le territoire
3. Un processus d’intégration : l’Union européenne

II. UNE POLITIQUE EUROPÉENNE D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE (ÉTUDE AU CHOIX)
A. LES FONDS EUROPEENS EN PACA (2014-2020)
B. DES REALISATIONS CONCRETES

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Manuel p144-159

Introduction

L’Europe est un espace géographique aux limites floues et variables, considéré comme un continent ou comme l'extrémité de l'Eurasie. Aujourd'hui, on désigne souvent sous ce terme l'Union européenne, espace de coopération économique et politique entre 28 États de la région.

L'histoire et la géographie de l'Europe ont superposé sur des milieux naturels variés des maillages qui mettent en évidence des facteurs d’unité et des facteurs de diversité. « Unité » ne signifie pas uniformité et « diversité » ne signifie pas éclatement -Cf. la devise de l’UE (2000) : « unie dans la diversité ».

I. Europe, Europes : un continent entre unité et diversité (Question obligatoire)

Ce sujet aborde la notion de territorialité européenne et invite à travailler sur l’appropriation et l’organisation de l’espace européen par les sociétés, ainsi que sur la notion d’identité européenne.

Le choix du pluriel (« EuropeS ») souligne ce qui fait l’originalité et la complexité de l’Europe, à savoir sa diversité, sans perdre de vue la volonté d’union qui est au cœur de la construction politique en cours.

Qu’est-ce qui fait l’unité et la diversité de l’Europe ?

Notions-clés
Aménagement – Développement – État – Frontière – Intégration territoriale – Région – Territoire

A. Diversité

1. Diversité naturelle

Doc. 1 p.146. Carte. La diversité des milieux et des climats- Associée à la position de l'Europe aux latitudes moyennes, une large ouverture maritime donne à l'Europe des climats tempérés, avec une forte influence océanique (Ouest), tempérée par des influences continentales (Est), polaires (Nord) et méditerranéennes (Sud).

Les reliefs européens s'organisent autour de grandes plaines sédimentaires -Vocabulaire p.150 de Londres jusqu'à l'Europe centrale. Au nord et au centre, les massifs anciens aplanis par l'érosion dépassent rarement 1000 mètres d’altitude tandis que les montagnes jeunes du Sud (Massifs des Alpes et des Pyrénées) dépassent 4000 mètres.

Les milieux ont été précocement et profondément aménagés -Aménagement : notion p.150 pour faciliter l'exploitation des ressources et l'occupation. La densification des réseaux de transport a multiplié des aménagements spectaculaires (tunnel sous la Manche, viaduc de Millau…. Cette forte anthropisation de l’espace a fait émerger la volonté de favoriser un développement durable -doc.1 p.151. Photos. Des milieux variés fortement aménagés.

2. Diversité culturelle et politique

a. Culture : langues et religions

Repère p. 148. Les principales langues parlées en Europe- L’Europe se caractérise par une grande diversité linguistique (langues nationales officielles, mais aussi langues régionales plus ou moins reconnues et dialectes).

En ce qui concerne les religions, le christianisme donne une certaine unité à l'Europe, mais il existe des chrétiens catholiques, protestants et orthodoxes. Le judaïsme y est présent depuis plusieurs siècles. Quant à l’islam, ancien en Europe balkanique, s'est diffusé plus largement dans la seconde moitié du XXème siècle avec les apports migratoires.

b. Politique

L’Europe est aussi une mosaïque politique avec des États -Notion p.148 de tailles diverses, qui diffèrent aussi par leur système politique (monarchie, république...), leur régime politique (régime parlementaire, présidentiel…) et leur orientation politique[1]. La tradition démocratique est plus ancienne en Europe occidentale qu'au centre et à l'est où elle s'est implantée après la chute des régimes socialistes. Doc.3 p.149. Carte. La diversité politique et les tensions internes en Europe-

L'organisation politique est également un facteur de diversité, car les États européens sont aussi bien centralisés -Vocabulaire p.148, que décentralisés -Vocabulaire p.148 ou fédéraux -Vocabulaire p.148, ce qui donne des rôles différents aux acteurs nationaux et régionaux.

Cette fragmentation politique s’est accentuée au XXème siècle (disparition des grands empires au profit d’États-nations, fragmentation de l’Europe de l’est et des Balkans avec la fin du communisme), faisant de l’Europe un continent morcelé, regroupant 28% des frontières -Notion p.148 interétatiques du monde : 50 États et territoires, dont 24 issus de l’ex Union soviétique.

3. Disparités de richesse et de développement

La différenciation des territoires européens est également liée aux écarts de développement -Notion p.154.

a. Écarts de richesse

Doc.1 p.155. Photos. De très fortes inégalités entre les régions européennes- L'Europe est l'un des espaces les plus riches et développés au monde, mais elle n'est pas homogène. D’importantes inégalités existent à toutes les échelles :

  • entre États,
  • entre régions -Notion p.154,
  • mais aussi entre villes et campagnes,
  • ou encore entre centres-villes et banlieues.

Les pays d'Europe de l'Ouest (France, Allemagne, Benelux) et du Nord (Suède, Danemark), qui comptent parmi les plus riches au monde, contrastent avec ceux d'Europe de l'Est (Moldavie, Ukraine) et d'Europe du Sud (Albanie, Serbie, Macédoine). Par exemple, le PIB par habitant est sept fois plus élevé au Luxembourg qu'en Bulgarie.

Repères p.154. Les régions européennes les plus riches et les plus pauvres- Les régions les plus riches correspondent à la Mégalopole européenne et aux régions capitales (comme Madrid). Les plus pauvres se situent soit dans les pays de l'Europe centrale et orientale (PECO), soit dans les régions rurales, les îles et les bassins industriels en reconversion des pays de l'Europe de l'Ouest et du Sud. Sur les 274 régions de l’Union européenne, 41 ont un PIB par habitant supérieur à 125% de la moyenne de I'UE, et 75 ont un PIB par habitant inférieur à 75% de la moyenne de I'UE.

b. Régions puissantes et intégrées et territoires en marge

Doc. 2 p.155. Carte. Les métropoles européennes + intégration territoriale : notion-clé p.156 + Carte p.158. Les espaces clés.

Parmi les régions puissantes et bien intégrées, on distingue :

  • La Dorsale européenne -Vocabulaire p.154, qui regroupe 25 régions urbaines de plus de 5 millions d'habitants, concentre à elle seule 50% de la richesse de I’Union européenne.
  • Les régions métropolitaines, formées par les grandes métropoles, mondiales -Vocabulaire p.154 comme Londres et Paris, ou plus modestes, qui polarisent l'essentiel des IDE -Vocabulaire p.154 et des richesses.
  • Les pays riches non membres de l'Union européenne. La Suisse, la Norvège et l'Islande ont choisi de ne pas adhérer à I’Union européenne.

Au nombre des territoires en marge, on compte :

  • Les marges orientales et méridionales, qui regroupent les territoires les plus pauvres : régions frontalières avec la Russie à l’Est (Biélorussie, Ukraine, Moldavie…) et les Balkans au Sud (Albanie, Macédoine, Kosovo…).
  • Les territoires aux contraintes fortes, comme les montagnes, les périphéries nordiques et les territoires insulaires et ultramarins de I'Union européenne -doc.3 p.155. Texte. Les régions ultrapériphériques. Ces territoires présentent des retards de développement plus ou moins marqués.

B. Unité

1. L’identité européenne : histoire, culture et valeurs

L’identité européenne est basée sur un certain nombre de valeurs, de principes partagés. Cf. les critères d’entrée dans l’UE dits « de Copenhague » (1993), renforcés à Madrid en 1995 et confirmés par le traité de Lisbonne de 2009 : respect de la démocratie et des droits de l’homme, État de droit, économie de marché viable…

Ces éléments d’unité proviennent avant tout d’une histoire commune : héritage gréco-romain de l’Antiquité, Christianisme, chevalerie moyenâgeuse, Renaissance, philosophie des Lumières, Révolution industrielle, guerres mondiales… ont forgé le sentiment d’avoir partagé une histoire commune et constituent le socle d’une culture et d’une identité communes.

Du XVIème siècle au XXème siècle, l'Europe est la principale aire de puissance du monde, sur lequel elle exerce une hégémonie politique (déploiement de l’impérialisme colonial) et économique (industrialisation et extension du capitalisme marchand et du libéralisme économique -Vocabulaire p.148 à l’échelle planétaire).

L'Europe est le foyer principal de la démocratie, née en Grèce au Vème siècle av. J.-C.. Le modèle politique de l’État nation -Vocabulaire p.148 s'est progressivement diffusé sur le continent à partir du Moyen Âge. À l’échelle de l’Union européenne, cette culture, cette histoire, ces valeurs communes servent de socle à l’édification d’une citoyenneté européenne.

2. L’identité européenne : le territoire

L’identité européenne est aussi ancrée dans la territorialité, dans l’attachement des Européens à un territoire qu’ils partagent et qui les rassemble. Malgré ses limites floues, il est marqué par une ancienneté de peuplement, des modèles d’urbanisation et par des axes de transports anciens et nombreux.

a. Des limites mal définies

À la différence de l'Afrique ou de l'Amérique, l'Europe n'est pas un continent facile à identifier.

L’Europe n’est pas un continent à proprement parler et n’a pas de limites physiques probantes. Ses frontières -Notion p.148 + doc.1 p.149. Photo. La frontière entre l’Europe et l’Asie dans l’Oural ne correspondent pas à une réalité naturelle, mais à une construction historique. Au XVIIIème siècle, le tsar de Russie Pierre le Grand, soucieux d'affirmer le caractère « européen » de son empire, fit adopter la chaîne de l'Oural comme limite orientale de l'Europe -doc. 1 p.149. Photo. La frontière entre Europe et Asie dans l’Oural. À l'ouest, l'Atlantique est une frontière naturelle, mais les îles atlantiques lointaines comme l'Islande sont pourtant incluses dans l'Europe.

Le terme d'Europe caractérise aujourd'hui tantôt le plus petit continent du monde (10 millions de km²), tantôt l'Union européenne, dont certains États d'Europe ne font pas partie.

b. L’ancienneté de peuplement

Doc.2 p.151. Carte. Les densités de population et les villes européennes- L'Europe représente un peu plus de 10% de la population mondiale. Avec 750 millions d’habitants, elle constitue un des principaux foyers de peuplement du monde. La plupart des États d'Europe occidentale ont des densités supérieures à 100 hab./km² en moyenne[2].

L'Europe a connu une transition démographique -Vocabulaire p.150 précoce. Au XIXème siècle, l'accroissement naturel a été très fort, la population a doublé, et 50 millions d'Européens ont émigré vers le reste du monde. Actuellement, la population vieillit et l'accroissement naturel est négatif dans plusieurs États.

c. Des modèles d’urbanisation et de métropolisation semblables

Dès le Moyen Âge, les villes ont concentré richesse, savoir-faire et culture. Elles sont le lieu de naissance du capitalisme marchand. L’urbanisation européenne, par sa structure et par son histoire, se distingue de celle des autres continents : en effet,

  • on retrouve sur tout le continent une structure urbaine en cercles concentriques caractéristique de la ville européenne ;
  • le phénomène de métropolisation a été très précoce en Europe, et culmine dans la phase actuelle de la mondialisation.

d. Un territoire traversé d’axes de communications et de flux nombreux et anciens

La possibilité de communiquer, de se déplacer et donc d’échanger a toujours été très forte et souvent fédératrice.

Dans le cadre de la mondialisation, la mobilité des hommes et des marchandises s’est beaucoup accrue. C’est pourquoi les transports sont plus que jamais indispensables pour les activités humaines.

Depuis l’antiquité, l’Europe est sillonnée par de nombreuses voies de communication nombreuses (route de l’ambre et de l’étain entre le Nord et le Sud de l’Europe). Ces routes suivent les vallées des grands fleuves européens (Rhin, Meuse, Elbe, Seine, Saône-Rhône), et le trafic s’y développe au Moyen Âge, puis à l’époque moderne. La révolution des transports aux XIXème et XXème siècles achèvera de dessiner le maillage du réseau reliant les territoires européens.

Aujourd’hui, la mobilité des Européens tient à cette diversité de moyens de transport et aux infrastructures qui leurs sont liées :

  • En matière de transport terrestre, la route domine de façon écrasante (longues et courtes distances, transport des personnes et fret).
  • Les transports ferroviaires (malgré le développement des LGV, les transports fluviaux et les transports maritimes intra-européens sont en déclin.
  • Les transports aériens, en pleine croissance depuis la libéralisation du ciel européen (1987) et les transports par tubes (acheminement des hydrocarbures) complètent ce tableau.
  • Les flux immatériels empruntent les infrastructures permettant l’acheminement des informations, qui transitent par cables, satellites et antennes.

L’Europe dispose par ailleurs d’une excellente accessibilité à l’échelle mondiale par le biais de ses « fenêtres portuaires », en particulier celle du Northern Range dominée par le port de Rotterdam sur le delta du Rhin, et par ses grands aéroports comme ceux de Londres, Paris ou Francfort. L’Europe dispose de 6 des 20 premiers aéroports du monde.

L’Europe est un grand carrefour de réseaux de transport et de communication et possède des hubs portuaires et aéroportuaires de rang mondial. L’Europe dispose de 6 des 20 premiers aéroports du monde, du second port du monde, Rotterdam et de réseaux télématiques nécessaires aux flux financiers et d’informations par Internet.

3. Un processus d’intégration : l’Union européenne

a. La construction européenne

Le traité de Rome (1957), fondateur de la Communauté économique européenne (CEE) devenue Union ·européenne (UE) en 1992, affirme que « tout État européen peut adhérer ». Les frontières de l'Europe communautaire ont donc connu, depuis l’Europe « des 6 » à celle « des 28 » des élargissements successifs -doc.1 p.153. Carte. De 1957 à 2012 : l'élargissement de l'Union européenne.

De nouveaux élargissements sont envisagés, depuis l’arrivée du « dernier venu », la Croatie (2013). La Macédoine, le Montenegro, l’Albanie, la Serbie ont le statut de « candidats officiels », ainsi que la Turquie -ce qui soulève de très vifs débats. L’Islande, un temps candidate, a retiré sa candidature en 2015.

Par rapport à sa configuration initiale à 6 États, l’Union européenne est devenue un ensemble beaucoup plus hétérogène. Cette hétérogénéité se traduit notamment par des degrés divers d’intégration.

b. Le résultat : une Union « à géométrie variable »

Schéma de synthèse p.159- Les États de l’Union européenne ne sont pas tous engagés dans la totalité des politiques menées par l’Union européenne.

Le « noyau dur »

Le « noyau dur » de l’Union est constitué par les États ayant à la fois adopté l’Euro et adhéré à la convention de Schengen -Repère p.152.

  • La zone Euro

Elle est formée par les États-membres ayant adopté l’Euro ((Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie, Slovénie). Pour un État, l’adoption de l’Euro implique de renoncer à sa monnaie nationale, donc à un symbole et un outil majeurs de la souveraineté nationale. Pour adopter l’Euro, les États candidats doivent remplir certaines conditions : les critères de convergence (niveau d’endettement, d’inflation…).

  • L’espace Schengen

L’Espace Schengen (Ville luxembourgeoise où ont été signés l’accord (1985) puis la Convention de Schengen (1995) –Vocabulaire p.152 rassemble les pays accordant la libre circulation de leurs habitants respectifs dans tous les pays signataires.

La liberté de circulation des personnes habitant à l’intérieur de l’espace Schengen a pour contrepartie le renforcement des frontières externes de cet espace puisque les contrôles et les postes de douane disparaissent aux frontières internes (sauf situation exceptionnelle), entre pays membres de cet espace de libre circulation des individus -doc.3 p.153. Photo. Le renforcement des frontières extérieures : la surveillance de la frontière entre la Slovaquie et l'Ukraine.

Les autres membres de l’UE

Parmi les autres États membres, hors « noyau dur », on distingue :

  • 6 États membres de l’espace Schengen mais pas de l’Eurozone, soit par choix (Danemark, Suède), soit faute de satisfaire aux critères de convergence pour pouvoir adopter la monnaie unique (quatre nouveaux États membres de 2004) ;
  • 2 pays dans la situation inverse, qui ont adopté l’Euro, mais n’appartiennent pas à l’Espace Schengen, soit par choix (l’Irlande), soit parce qu’ils ne sont pas encore en mesure de faire face à l’immigration illégale (Chypre) ;
  • enfin, 4 pays de l’Europe des 28 ne sont membres ni de l’Eurozone ni de l’Espace Schengen : par choix pour le Royaume-Uni, faute pour l’instant de remplir les conditions nécessaires pour les trois derniers adhérents à l’UE (Roumanie et Bulgarie, entrés en 2007 ; Croatie, entrée en 2013).

c. La politique régionale de l’Union européenne

Cours 5 p.156. L’action sur les territoires.

La politique régionale européenne, également appelée politique de cohésion -Repères p.154, est un outil de solidarité financière entre États membres construit par L'UE. La politique régionale européenne finance des programmes de développement dont bénéficient les régions de l’UE « en retard de développement » ou « en difficulté structurelle ». Depuis sa création, cette politique a pour buts de réduire les disparités régionales, restructurer les économies des régions, créer de l’emploi et stimuler l’investissement privé. Ce que certains appellent « modèle européen », c’est que l’UE a pour objectif de faire profiter de sa prospérité l’ensemble de ses citoyens. Aucune autre organisation régionale (ALENA, MERCOSUR…) au monde ne fait cela.

Stratégie Europe 2020

Pour la période 2014-2020, la politique de cohésion s'organise autour de cinq objectifs, ou domaines d'intervention, qui s'inscrivent dans le cadre de la stratégie Europe 2020, visant à promouvoir « une croissance intelligente, durable et inclusive » :

  • L'emploi : 75% de la population âgée entre 20 et 64 ans devrait avoir un emploi.
  • L'innovation : 3% du PIB de l'Union européenne devrait être investi dans la recherche et le développement
  • Le changement climatique : réduction de 20% de la production de CO2, hausse de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique européen à 20% et une augmentation de l'efficacité énergétique de 20% (= « objectifs 20/20/20).
  • L'éducation - l'UE s'engage à ramener le taux d'abandon scolaire à moins de 10% et à ce qu'au moins 40% de la population âgée de 30 à 34 ait un diplôme de l'enseignement supérieur ou équivalent en 2020.
  • La pauvreté - réduction de la pauvreté afin qu'au moins 20 millions de personnes ne soient plus en danger de pauvreté et d'exclusion.
Quatre grands principes
  • Programmation pluri-annuelle : la politique de cohésion finance des programmes nationaux pluriannuels. L'aide est donc programmée sur sept années (2014-2020), et les résultats sont évalués afin d'ajuster l'aide.
  • Concentration : les fonds sont concentrés sur des objectifs prioritaires limités aux régions les moins favorisées (Cf. carte des zones éligibles) -70% des ressources pour la période 2014-2020 -doc.3 p.155. Carte + photo. Privilégier la cohésion ou la compétitivité ?
  • Partenariat : les actions sont menées dans le cadre d'un processus collectif, associant autorités européennes, régionales ou locales, partenaires sociaux et organisations de la société civile.
  • Additionnalité : ce principe implique que les fonds européens ne remplacent pas les financements nationaux : ils ne font que les compléter. La règle est donc celle du cofinancement.
Les instruments financiers de la politique de cohésion : les fonds structurels et le fonds de cohésion

On distingue les fonds structurels (FEDER : Fonds européen de développement régional, FSE : Fonds social européen) du fonds de cohésion.
Ces moyens financiers sont gérés grâce à une coopération entre la Commission européenne, les États membres et les acteurs locaux, notamment régionaux. Ils permettent de réaliser l’objectif de réduction des disparités entre les différentes régions de l’UE, dans le cadre de la cohésion territoriale en Europe, et contribuent au processus d’intégration des territoires de l’Union européenne.

II. Une politique européenne d'aménagement et de développement du territoire (étude au choix)

Nous l’avons vu, l’Union européenne contribue à la réduction des disparités par ses multiples actions et politiques de développement. Nous le montrerons ici concrètement en présentant et en analysant l'une des réalisations concrètes à laquelle le Fonds européen de développement régional apporte sa contribution.

A. Les fonds européens en PACA (2014-2020)

Pour faire face à la crise et aux grands défis de l’Union européenne, ses États membres ont adopté en 2010 la Stratégie Europe 2020. Le budget défini pour la mettre en œuvre durant la période 2014-2020 s’élève à 960 milliards d’euros. Dans ce cadre, l’Union européenne confie aux États membres la gestion d’une partie de ces crédits (28 milliards d’euros pour la France).

La loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles du 27 janvier 2014 (Maptam) confie aux conseils régionaux la gestion d’une partie de ces fonds.

B. Des réalisations concrètes

L’Union européenne impose aux programmes de concentrer un montant conséquent de leur enveloppe sur un nombre limité de thématiques (principe de « concentration »). C’est le cas du Programme opérationnel FEDER-FSE PACA 2014-2020, qui se fixe pour objectif général de stimuler l’emploi en agissant sur trois leviers d’actions :

  • soutenir l’emploi dans les PME régionales et créer les emplois de demain (axes prioritaires 1 et 2),
  • préserver et valoriser les ressources de la région dans une optique patrimoniale autant qu’économique (axe prioritaire 3),
  • donner à chacun les moyens de s’inscrire dans une dynamique d’emploi (axes prioritaires 4 et 5).

C’est par exemple dans ce troisième « levier d’action » (axe prioritaire 5) que s’inscrit le programme porté par l’association « ARBRE », et déployé à Nice de janvier à décembre 2016. De même, des appels à projets sont aujourd’hui en cours sur les axes « Soutenir l’emploi dans les PME… » et « Préserver et valoriser les ressources ».

 


[1] Cf. http://www.touteleurope.eu/actualite/les-regimes-politiques-europeens.html

[2] Plus de 400 hab./km² dans les aires urbaines