1S - Thème 3 / L'Union européenne et la France dans le monde - Question 2 / L'Union européenne et la France dans la mondialisation

Plan

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I. L'UNION EUROPÉENNE, UN ACTEUR MAJEUR DE LA MONDIALISATION

 A. Le premier espace économique mondial

 B. Des atouts dans la compétition mondiale

 C. Des fragilités ?

II. LA PRÉSENCE FRANÇAISE DANS LE MONDE

 A. Une place significative sur la scène internationale

  1. De solides bases territoriales

  2. L’influence culturelle et la coopération

  3. Une influence politique et militaire

 B. Au cœur des flux de l’économie mondiale

 1. La puissance commerciale

 2. La puissance financière

 3. Une ouverture croissante aux influences mondiales

III. PARIS, VILLE MONDIALE

 A. Les attributs de la quatrième ville mondiale

 B. Au cœur de la compétition mondiale

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Manuel p.400-433

Problématiques p.400-401 + Grand angle p.402-403, L’Union européenne au cœur de la mondialisation- L’environnement mondialisé dans lequel nous évoluons est la conséquence d’un processus croissant d’intégration des territoires à l’échelle mondiale[1]. C’est dans ce contexte marqué par des interdépendances et des concurrences accrues que se pose la question de la place de l’Union européenne et de la France dans la mondialisation.

Quelles sont les forces et les faiblesses de l'Union européenne dans la mondialisation ? Quelle présence de la France dans le monde ? En quoi Paris est-elle une ville mondiale ?

I. l'Union européenne, un acteur majeur de la mondialisation

Carte 1 p.404, L’UE dans le monde + Cours 1 p.405 + doc.1 p.404, L’UE dans le monde- L’Union européenne est une « puissance normative » : cela veut dire qu’elle joue un rôle pilote dans la fixation de normes (règles juridiques ou standards de fabrication) non seulement à l’intérieur de l’Europe communautaire, pour en favoriser l’intégration, mais aussi au niveau international : l’UE joue un rôle très actif[2] dans la négociation puis la fixation de normes mondiales dans de nombreux domaines clés : protection de l’environnement, lutte contre le réchauffement climatique, protection du consommateur, normes industrielles et technologiques, sécurité alimentaire, normes sanitaires, droit du travail, etc.

A.  Le premier espace économique mondial

En réalisant le quart du PIB mondial, l'Union européenne devance les États-Unis, la Chine et le Japon. Espace attractif, elle a fixé le tiers du stock mondial d'investissements directs à l’étranger (IDE), et attire plus du tiers des flux annuels nouveaux.

L’Union européenne est la première puissance économique du monde. Puissance industrielle grâce à de nombreuses multinationales, elle est aussi un pôle majeur d'innovation et de production scientifique et technique.

Géant commercial, organisation régionale la plus intégrée de la planète[3], elle réalise 15% des exportations mondiales de biens. L’Union européenne a des relations commerciales avec toutes les régions du monde. L’essentiel des échanges a lieu avec les pays industriels mais c’est avec la Chine qu’ils ont le plus augmenté récemment, notamment à l’importation, et d’une manière générale avec les « BRIC » (Brésil, Russie, Inde, Chine). Sa balance commerciale est globalement positive, notamment avec les États-Unis, mais déficitaire avec la Chine.

La suprématie de l’Union européenne est aussi flagrante dans les échanges mondiaux de services. Services aux entreprises, tourisme et transports sont les trois principaux secteurs à l’origine de ces flux. L’Union européenne pèse pour près de 40% du total mondial, dont un quart pour les échanges intracommunautaires, le reste des flux se réalisant principalement avec l’Amérique du Nord et l’Asie orientale. L’Union européenne tient enfin une place centrale dans la finance internationale, illustrée par la puissance de ses places boursières[4], de ses banques et de sa monnaie commune, ainsi que par sa place centrale dans les flux mondiaux d’IDE.

B.  Des atouts dans la compétition mondiale

La mise en place d'un grand marché unique depuis le Traité de Maastricht (1992) a permis à l'Union européenne de constituer un bloc face aux autres puissances –Jeu d’acteurs p.422-423, L’UE face à la Chine. Elle a engagé un bras de fer commercial avec la Chine contre les contrefaçons, avec les États-Unis pour le projet de traité de libre-échange transatlantique (aujourd’hui suspendu) et avec les firmes transnationales (FTN) contre les monopoles (Google, Microsoft) ou leurs stratégies d'évasion fiscale –Repère p.406, Chiffre d’affaires de certaines entreprises européennes.

L'Union européenne est le plus vaste marché du monde, où 507 millions d'habitants bénéficient globalement d'un niveau de vie et de qualification élevés. Avec les deux autres pôles de la « Triade », tous les indicateurs (RNB/hab., IDH…) témoignent qu’elle est un des trois lieux de la concentration de la richesse mondiale, et un foyer récepteur de flux migratoires –doc.4 p.407, Les étrangers vivant dans l’UE en 2011… Ce qui ne signifie pas que la pauvreté en est absente : elle concerne en effet 122 millions d’habitants de l’Union en 2014, ce qui est considérable malgré la politique de cohésion de l’UE et même si les mécanismes de protection sociale en atténuent l’impact.

Des infrastructures denses et performantes structurent ses territoires et les articulent aux grands flux mondiaux.

C.  Des fragilités ?

Cette ouverture de l’économie de l’Europe communautaire sur le monde et sa participation importante à la mondialisation des échanges de biens et de capitaux ne sont pas sans danger : par exemple, les risques liés à l’exposition des firmes européennes à la concurrence résultant de la libéralisation des échanges, identifiés par la Commission européenne[5].

Fidèle à ses objectifs initiaux de paix, l’Union européenne exerce une influence morale sur le monde par les valeurs démocratiques et humanistes qu'elle défend, par son exemplarité (développement durable), son action pour la paix et son aide au développement –doc.1 p.407, L’aide humanitaire de l’UE au Pérou.

Mais en dépit de certaines réformes institutionnelles récentes, l'Union européenne n'est pas une puissance politique. Simple mosaïque d'États-nations aux intérêts divergents, sans politique de défense, ni armée ni diplomatie communes, dotée d'un maigre budget (1% du PIB), elle manque de crédibilité sur la scène internationale et peine à mener de nouveaux projets.

Elle doit pourtant affronter de redoutables défis internes (vieillissement démographique, faible croissance, menace de déflation, disparités entre États membres, endettement public, dépendance énergétique et numérique) et extérieurs (conflits à ses frontières et immigration clandestine).

II. La présence française dans le monde

Cours 2 p.410 : « Quelle est la présence de la France dans le monde ? »

A.  Une place significative sur la scène internationale

1.   De solides bases territoriales

En plus de la position privilégiée de la métropole, nous avons vu que la France compte outre-mer un important ensemble territorial hérité de son passé colonial[6] : les territoires extra-métropolitains fournissent à la France une assise géographique dans tous les grands océans du globe : importance de la ZEE (Zone Économique Exclusive)[7] –vocabulaire p.410° + doc.1 p.411, La ZEE française, atouts stratégiques[8]

Par ailleurs, près de 2 millions de français vivent à l’étranger, temporaires ou permanents. Ces expatriés sont principalement des cadres et/ou des techniciens de FTN françaises, des agents de l’État ou des membres d’organisations humanitaires.

2.   L’influence culturelle et la coopération

a.    La francophonie et le rayonnement de la France

Carte 4 p.405, L’Organisation internationale de la francophonie en 2015- Près de 175 millions de francophones vivent dans le monde. Le français est langue officielle ou co-officielle dans 28 États. Dans ces pays, bien qu’il ne soit pas la langue maternelle de tous les citoyens, le français est souvent la langue de l’administration, de l’enseignement, de la justice et des médias (en Côte d’Ivoire par exemple). L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) fait la promotion du français dans le monde et favorisant les politiques de coopération, notamment dans l’enseignement et la recherche, entre 75 États (56 membres et 19 observateurs). D’autres institutions sont au service de la diffusion de la langue française : les centres culturels ou les établissements scolaires français à l’étranger, les établissements de « l’Alliance française » qui enseignent depuis 1883 le français dans le monde. Enfin, l’émergence des technologies de l’information et la communication a permis de mettre en place de nouveaux supports de diffusion du français avec Radio France Internationale, France 24, TV5… Il n’en reste pas moins que le Français régresse face aux langues autochtones, et surtout face à la montée de l'anglais comme langue de communication mondiale, dans les affaires, la recherche, la diplomatie.

b.   Le rayonnement culturel

La culture française reste une référence qui contribue au rayonnement du pays : la littérature continue de faire l'objet d'une large diffusion, le cinéma bénéficie d'un soutien financier public[9] pour relever le défi de l'hégémonie américaine.

Des architectes construisent dans le monde entier, le musée du Louvre essaime à l'étranger (Moyen-Orient). Plus largement, « l'art de vivre à la française », le luxe, la gastronomie constituent un capital reconnu.

De plus, depuis les indépendances, la France a toujours conservé des liens étroits avec les pays de son ancien empire colonial d’Afrique[10].

3.   Une influence politique et militaire

L’action politique française repose sur des valeurs qui se veulent universelles, que l’on retrouve dans les textes fondateurs de l’ONU. L'aide au développement est ainsi une manière d'affirmer son influence géopolitique : en 2009, la France est, en volume, le second donateur mondial, même si son aide publique au développement (APD) ne représente que 0,46% de son revenu national brut (RNB). La France, « terre d’asile », conserve l’image d’un pays d’accueil des réfugiés politiques[11] ou des immigrants et reste un pôle attractif, malgré des restrictions draconiennes, encore renforcées depuis une dizaine d’années[12].

Sur le plan géopolitique, la France occupe un rôle de premier ordre : elle est un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU[13], elle est membre du G8 et du G20[14], elle fournit des dirigeants aux grandes organisations internationales[15], et les sièges de l'Unesco[16] et de l'OCDE[17] se trouvent à Paris.

Membre fondateur de la CEE, la France est aussi un des principaux moteurs de la construction européenne, notamment aux côtés de l’Allemagne[18]

Lors des grandes crises politiques internationales, la France participe activement aux discussions et aux processus de décisions, parfois même dans le rôle de médiateur ou d’acteur directement impliqué militairement (conflit ivoirien, intervention en Libye, en Irak…).

Membre de l’OTAN, puissance nucléaire indépendante, la France dispose de bases militaires permanentes à l’étranger, sur tous les continents –surtout en Afrique. La marine française assure le contrôle de la ZEE française ainsi que la surveillance de points de passage maritimes stratégiques[19]. L’armée française intervient dans de nombreux conflits. Dans le cadre de multiples opérations internationales, 25 500 militaires français sont engagés en 2012 sur le terrain pour la défense des intérêts nationaux et/ou pour contribuer à la sécurité internationale (opérations de rétablissement de la paix, de lutte contre le terrorisme, etc.)[20].

B.  Au cœur des flux de l’économie mondiale

1.   La puissance commerciale

Carte 3 p.405, La France dans les échanges mondiaux de marchandises + Repère p.410, Les partenaires commerciaux de la France- 6ème exportateur mondial de biens, 4ème de services, la France compte onze entreprises dans le groupe des 100 premières entreprises transnationales en 2010[21] -doc.2 p.411, Les principales FTN françaises en 2014, et 39 dans les 500 premières entreprises mondiales[22].

La France possède des points forts dans les équipements de transports (avions civils et militaires, matériel ferroviaire, équipement automobile), les produits pharmaceutiques et de luxe, l'agroalimentaire, la culture –doc.3 p.411, La création du Louvre Abu Dhabi (EAU) + Focus p.412-413, « Quel poids et quel avenir pour le cinéma français dans la mondialisation ? » ; mais ces exportations ne suffisent plus à compenser des importations massives, notamment énergétiques. La balance des services est excédentaire, mais elle ne compense pas une balance commerciale lourdement déficitaire (43 milliards d'euros en 2009) ; on observe dans le même temps un inquiétant déclin de la part des exportations françaises dans les exportations mondiales[23].

2.   La puissance financière

Cinquième puissance économique mondiale, la France compte parmi les pays les plus attractifs aux investissements étrangers (IDE).

En 2010, la France est la quatrième destination du monde des IDE, dépassée uniquement par les États-Unis, la Chine et le Japon. Ces investissements contribuent au développement de l’activité économique, à l’emploi (les firmes étrangères représentaient 26% des emplois du pays en 2007), et témoignent du dynamisme du marché français, tout en induisant une certaine dépendance : 42% du capital des entreprises du CAC40 sont étrangers. Les investissements français à l’étranger sont en constante croissance depuis les années 1990 ; ils occupaient le second rang mondial derrière les États-Unis en 2010.

1.   Une ouverture croissante aux influences mondiales

Les importations massives de biens de consommation sont le fait d'une économie française depuis longtemps ouverte au monde (la Chine est devenue son 4ème fournisseur). La France demeure aussi un pays attractif pour les capitaux : 4ème destination des IDE mondiaux en 2013 derrière les États-Unis, la Chine et le Royaume-Uni. Les firmes étrangères représentent près du quart des emplois et 28% de la recherche du pays en 2012 –Carte 4 p.411, La création d’emplois par les sociétés étrangères en 2011.

Les capitaux étrangers sont notamment présents dans les plus grandes entreprises françaises : 46% du capital des entreprises du CAC 40 fin 2013. La notion de « champions nationaux » est donc à relativiser. De même, la production « made in France » peut inclure quantité de composants non fabriqués en France.

III. Paris, ville mondiale

Cours 3 p.414, En quoi Paris est-elle une ville mondiale ?

« Ville mondiale », Paris l’était déjà avant la mondialisation actuelle, début XXème siècle. En effet, Paris est célébrée depuis longtemps par de nombreux médias, notamment dans la littérature ou le cinéma, au même titre que New York, Londres ou Tokyo.

A.  Les attributs de la quatrième ville mondiale

La mondialisation renforce la métropolisation, c’est-à-dire la concentration des hommes et des activités de commandement dans les plus grandes villes. En les reliant entre elles, le processus de mondialisation les rend à la fois complémentaires et concurrentes.

Les plus importantes dans la hiérarchie urbaine mondiale sont qualifiées de « villes mondiales »[24] -Vocabulaire p.414 + Repère p.414. Mégapole de 10 millions d'habitants[25], Paris en est incontestablement une :

  • Cumulant les fonctions de commandement économique et financier à l'échelle internationale, elle héberge des sièges sociaux de FTN et de grandes banques[26]; la Défense[27] est le premier centre tertiaire européen et le chiffre d'affaires des entreprises qui y ont leur siège social (14 des 20 premières entreprises françaises et 20 des 50 premières mondiales) est presque aussi élevé que le budget de la France.
  • Le PIB parisien est le 1er au classement des villes européennes : Paris dispose en effet d'un grand nombre de services supérieurs aux entreprises. C'est en même temps un grand pôle productif, concentration unique, en Europe, de chercheurs, de grandes entreprises et de secteurs de pointe.
  • Ses 13 universités, autour de la Sorbonne, attirent des étudiants du Monde entier ; en 2010, la ville comptait près de 50 000 étudiants étrangers, soit autant que les effectifs totaux d'une grande université régionale.
  • plus de 180 États y sont représentés par des ambassades ou des consulats. Ce rayonnement se traduit par la présence de sièges d'organisations internationales comme l'UNESCO et l'OCDE
  • Au cœur des flux mondiaux, Paris dispose d'une forte connexion au système-monde, grâce notamment à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle[28] ou au réseau à grande vitesse[29].
  • Paris est un centre culturel majeur grâce à ses festivals, ses congrès, ses expositions et la renommée de ses théâtres. La ville a organisé huit expositions universelles de 1855 à 1937 et deux fois les jeux olympiques. C'est aussi l'une des capitales incontestées du luxe et de la mode, dont les grands noms (Chanel, Cartier, Dior) ont assuré la renommée de lieux comme la Place Vendôme (joaillerie).
  • Paris est une grande ville touristique. Plus de 25 millions de touristes étrangers visitent annuellement Paris. Ils plébiscitent des monuments mondialement connus, comme la tour Eiffel, construite pour l'exposition universelle de 1889, ou des lieux emblématiques comme les Champs-Élysées et les Invalides (tombeau de Napoléon). Au tourisme culturel, s'ajoute un tourisme d'affaires (première ville de congrès du monde) et de salons ainsi qu’un tourisme récréatif dynamisé par l'ouverture de plusieurs parcs à thèmes comme celui de Disneyland à Marne-la-Vallée.
  • Paris est enfin une ville cosmopolite. Les populations étrangères y sont plus nombreuses et plus variées que partout ailleurs en France. Elle accueille 177 ambassades et 37 organismes internationaux.

B.  Au cœur de la compétition mondiale

Paris présente cependant quelques faiblesses comme le poids insuffisant de sa place financière, au regard de la suprématie londonienne. Mais c’est actuellement surtout le dynamisme de la capitale qui est en cause : la contribution de Paris à la croissance nationale diminue ; les pertes d'emplois sont significatives (260 000 entre 1990 et 2004 pour l'agglomération), et le solde migratoire est de plus en plus déficitaire.

Certaines mégapoles peuvent présenter des concurrents sérieux à l’agglomération parisienne de par leur rôle de centres de très haut niveau, notamment dans la ceinture qui entoure le Pacifique (Séoul, Shanghai, Los Angeles…). Pour répondre à ces nouveaux enjeux, Paris s’est engagé dans une vaste politique de restructuration dans les quinze prochaines années : le projet de « Grand Paris » traduit en effet le souci que Paris reste dans le peloton restreint des villes mondiales[30] -Focus p.416-417, Quelle est la place de Paris dans la compétition entre villes mondiales ?

Conclusion

Synthèse p.424-425, Croquis p.428, 429, 430


[1] La mondialisation s’apparente à une démarche d’ouverture des pays aux échanges internationaux de biens, de capitaux et de population.

[2] À l’OMC, par exemple.

[3] L’Union économique et monétaire n’opposant aucun obstacle de principe aux échanges de marchandises, de capitaux et de services entre les États membres.

[4] Cf. la City de Londres

[5] C’est pour compenser les possibles impacts négatifs sur le territoire de l’Europe communautaire que cette dernière a créé en 2007 un Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM). Il s’agit d’une aide personnalisée à la reconversion ou à la mobilité des travailleurs licenciés par suite d’une libéralisation des échanges.

[6] Près de 2,5 millions de personnes vivent outre-mer : Réunion, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, Mayotte, Saint Pierre et Miquelon, Clipperton et les Terres Australes et Antarctique Françaises.

[7] 10 millions de km², soit le 2e rang mondial, derrière les États-Unis.

[8] Cf. localisation des forces militaires, territoire proche de l’Équateur permettant le lancement des navettes spatiales européennes (base de Kourou, en Guyane), etc.

[9] Cf. l’action du CNC et la notion d’« exception culturelle ».

[10] Des liens parfois occultes et désignés par l’expression polémique « Françafrique ».

[11] On dénombre 165000 réfugiés politiques en France aujourd’hui.

[12] Cf. les chiffres de l’INSEE sur les flux migratoires.

[13] Conseil de sécurité de l’ONU : instance délibérative et décisionnaire des Nations unies dont les décisions déterminent les engagements les plus importants de l’ONU. Cinq pays y détiennent une place permanente et prépondérante dont l’usage du droit de véto : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie –Lexique p.269.

[14] G8 : groupe de discussion et de partenariat économique des huit pays parmi les plus puissants du monde. Un sommet réunissant les chefs d’État a lieu chaque année. G20 : groupe créé en 1999 après la succession des crises financières dans les années 1990, composé de 19 pays et de l’Union européenne, dont les chefs d’État se réunissent régulièrement.

[15] Cf. Pascal Lamy à la tête de l’OMC jusqu’en 2013, et Christine Lagarde, directrice du FMI (Fonds monétaire international) depuis 2011.

[16] UNESCO : Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

[17] OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Économiques. Elle regroupe toute l'Europe occidentale, l'Amérique du Nord, le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud et certains pays d'Europe centrale –Vocabulaire p.233.

[18] Cf. le « couple franco-allemand »

[19] Cf. l’opération « Atalante ».

[20] Cf. sur le site du Ministère de la Défense, la rubrique consacrée aux « OPEX »

[21] Plus que le Japon ou la Grande Bretagne, autant que l’Allemagne.

[22] Quatrième rang mondial derrière les États-Unis, le Japon et la Chine.

[23] -20% entre 2005 et 2010 !

[24] La notion de ville mondiale ou de ville globale a été élaborée par Saskia Sassen en 1991, dans : The Global City : New York, London, Tokyo. Dans la continuité de ses recherches, les travaux du Gawc et d’autres laboratoires de recherche classent Paris dans les quatre premières villes mondiales.

[25] 12 millions avec les espaces périurbains.

[26] Elle accueille les états-majors de 27 entreprises appartenant aux 500 premières mondiales (37 en Île-de-France).

[27] Édifié entre 1957 et les années 1980 (sauf l'Arche, plus tardive) sur 160 hectares et trois communes des Hauts-de-Seine (Puteaux, Courbevoie et Nanterre), le plus grand centre d'affaires européen est doté d'infrastructures de télécommunications avancées et d'une excellente accessibilité. Ses gratte-ciel abritent 2,5 millions de m2 de bureaux (environ 150 000 emplois).

[28] 6ème rang dans le monde. Avec Orly, la plate-forme parisienne est au deuxième rang européen (83 millions de passagers en 2009), après Londres. Cf. Thème 2, Chapitre 4.

[29] Par la voie ferrée, 600TGV desservent chaque jour 40 métropoles européennes.

[30] Lancée en 2007, cette réflexion collective vise à éviter que la ville ne devienne une ville-musée.