TES/L - Thème 4 / Les échelles de gouvernement dans le monde de la fin de la Seconde Guerre mondiale à nos jours - Question 3 / L'échelle mondiale. La gouvernance économique mondiale depuis 1944

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Plan

I. DE 1944 AUX ANNÉES 1970, LA RECHERCHE D’UNE GOUVERNANCE MONDIALE SE FAIT DANS LE CADRE DU SYSTÈME DE BRETTON WOODS
 A. UN NOUVEL ORDRE ÉCONOMIQUE MONDIAL AU LENDEMAIN DE LA GUERRE
  1. Les institutions économiques internationales
  2. Les États-Unis
 B. LE SYSTÈME DE BRETTON WOODS : UNE EFFICACITÉ TOUTE RELATIVE
 1. Les limites de la suprématie américaine
 2. Les faiblesses du système monétaire et sa faillite dans les années 1970
II. À PARTIR DES ANNÉES 1970, LE GOUVERNEMENT ÉCONOMIQUE DU MONDE FACE AUX CRISES
 A. LA NOUVELLE PHASE DE LA MONDIALISATION ET LA VAGUE NÉOLIBÉRALE
  1. Une nouvelle étape dans le processus de mondialisation
  2. La vague néolibérale (années 1980)
 B. LES VOIES NOUVELLES DE LA COOPÉRATION ÉCONOMIQUE
  1. Émergence de la notion de « gouvernance »
  2. Quelle « gouvernance » ?

Manuel p.364-387

Manuel p.364-365 (photos, problématique, chronologie) + Carte p.367, La gouvernance mondiale depuis 1944- L’étude des échelles de gouvernement dans le monde vise à analyser les évolutions du pouvoir politique depuis 1945. La question centrale qui se pose demeure tout au long du « Thème 4 » celle de la place de l’État-nation. Or, comme dit précédemment[1], au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’État-nation n’est plus considéré comme étant capable d’assurer seul une paix durable et un ordre économique stable. Ainsi, sont apparus le projet d’une Europe politique et celui d’une gouvernance économique mondiale.

Le thème de la « gouvernance »[2] économique du monde –Notion-clé p.366 depuis 1944 place l’échelle mondiale comme cadre de l’étude. Il a donc pour toile de fond la mondialisation[3], c’est-à-dire sur le processus historique reposant sur l’ouverture des économies nationales aux échanges de matières premières, de biens et de services et à la mobilité des capitaux, et débouchant sur la mise en concurrence et en interdépendance des territoires à l’échelle planétaire –Notion-clé p.366. Dans ce contexte, la mondialisation a créé des enjeux mondiaux – et qui ne pouvaient être envisagés qu’à l’échelle mondiale : enjeux économiques mais aussi d’autre nature comme les questions climatiques et environnementales… C’est à ces enjeux que la gouvernance économique mondiale tente de répondre.

Quelles évolutions l’idée de gouvernance économique mondiale a-t-elle connues depuis 1945 ? Quelles sont les logiques de fonctionnement de la gouvernance économique mondiale ? Quelle est l’efficacité de son action ?

 

I. De 1944 aux années 1970, la recherche d’une gouvernance mondiale se fait dans le cadre du système de Bretton Woods

L’après Seconde Guerre mondiale marque une étape majeure dans la prise de conscience de la nécessité d’une échelle mondiale de gouvernement. Superpuissance à l’issue du conflit, les États-Unis assurent désormais le leadership de l’économie mondiale[4]. Ils mettent alors en place (1944-1948) un ensemble d’institutions chargées de garantir la paix (ONU), la prospérité économique et la stabilité financière (FMI) et le progrès social (Banque mondiale, institutions spécialisées de l’ONU). La logique du système consiste en un multilatéralisme fondé sur un fonctionnement interétatique –Institutions multilatérales : vocabulaire p.379.

A.  Un nouvel ordre économique mondial au lendemain de la guerre

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des économistes analysent le rôle de la crise économique de 1929 dans la montée des totalitarismes dans les années 1930, et notamment du nazisme[5]. Garantir l'ordre économique apparaît alors comme une des conditions nécessaires pour garantir la paix.

Afin d'assurer la prospérité et pour éviter les désordres monétaires, les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale font de la stabilisation des monnaies une priorité. C'est pourquoi dès 1944 des cadres nouveaux furent posés, destinés à établir une gouvernance économique mondiale. Préparés par l'économiste britannique John Maynard Keynes -Biographie p.378 et l'Américain Harry Dexter White, les accords de Bretton Woods sont signés aux États-Unis le 22 juillet 1944 par 44 pays ; ils constituent la première tentative d’établir des règles et des institutions économiques internationales.

Doc.1 p.368, La conférence de Bretton Woods- Les accords de Bretton Woods organisent l’économie mondiale autour de deux piliers : les institutions économiques mondiales et les États-Unis.

1.   Les institutions économiques internationales

Elles sont chargées d’encadrer la logique de marché dans le but de promouvoir « un capitalisme organisé »[6]. Trois grandes institutions sont prévues : le FMI, la BIRD (ou Banque mondiale) et l’Organisation internationale du commerce (OIC).

  • La régulation de l’activité est l’affaire du FMI –Vocabulaire p.368, qui veille au respect des règles monétaires établies par Bretton Woods.
  • La surveillance de la balance des paiements –Vocabulaire p.379 et la redistribution vers les plus pauvres sont les missions de la BIRD (ou Banque mondiale –Vocabulaire p.368 et 379).
  • La règlementation des marchés doit être assurée par l’OIC, puis le GATT[7] -Vocabulaire p.368. Les accords du GATT sont signés à Genève en octobre 1947 par 23 pays assurant 80% du commerce mondial. D’inspiration libérale, ces accords combattent les mesures protectionnistes –Vocabulaire p.379, et encouragent au contraire les États à abaisser leurs barrières douanières.

2.   Les États-Unis au cœur de l’économie-monde états-unienne

La stabilité de l’économie mondiale repose sur le leadership américain. En effet, les États-Unis sont le seul État à être plus riche à la fin qu’au début du conflit : leur territoire national et leur population civile ont été épargnés par les combats et les bombardements qui ont détruit l’Europe et le Japon[8]. L’hégémonie américaine se lit dans le choix d’installer les sièges du FMI et de la Banque mondiale à Washington (l'ONU siège également aux États-Unis, à New York). Au sein de ces institutions multilatérales, les États-Unis disposent, par leur nombre de voix ou par leur influence, d'un poids sans égal –doc.4 p.369, Les grandes puissances et le FMI.

Bretton Woods institutionnalise la domination du dollar, seule monnaie demeurée convertible en or[9] –doc.1 p.378, Bretton Woods, un système basé sur la parité du dollar et de l’or. Aucune autre monnaie ne peut plus rivaliser avec le dollar, qui remplace la livre sterling comme monnaie internationale.

Les États-Unis dominent les échanges internationaux : les économies européennes sont désorganisées et confrontées à la pénurie, tandis que l’agriculture et l’industrie américaines ont des surplus de production à écouler[10]. Tandis que le plan Marshall irrigue l’Europe de dollars (et de produits américains !) pour sa reconstruction, les cycles de négociation du GATT (« rounds ») permettent aux États-Unis d'affirmer leur primauté –doc.2 p.368, Le rôle du GATT.

B.  Le système de Bretton Woods : une efficacité toute relative

1.   Les limites de la suprématie américaine

La suprématie américaine sur l'ordre économique international présente des limites et fait l’objet de contestations :

  • Cette gouvernance économique américaine reste géographiquement limitée par la Guerre froide : le monde communiste, conduit par l’Union soviétique et la Chine, affronte le capitalisme occidental et « l'impérialisme américain ».
  • Lors de la Conférence de Bandung (1955), les pays non-alignés nouvellement indépendants contestent la gouvernance économique américaine et réclament un système économique international plus juste. Le G77 –Vocabulaire p.379 formé à l’ONU en 1963 (qui donne naissance à la CNUCED[11] -Vocabulaire p.372 en 1964) réclame l’instauration d’un « nouvel ordre économique mondial » plus favorable aux intérêts du Tiers-monde.
  • En 1965, le général de Gaulle s'insurge contre le système monétaire international.

2.   Les faiblesses du système monétaire et sa faillite dans les années 1970

Le système monétaire n’entre réellement en vigueur qu’en 1958, quand les États européens rétablissent la convertibilité de leurs monnaies. Il ne dure donc vraiment que treize ans. Doc.3 p.369, Quelques insuffisances du système de Bretton Woods- Surtout, le système de Bretton Woods fonctionne mal : les nombreuses dévaluations qui affectent les économies capitalistes révèlent la difficulté à stabiliser les monnaies. En 1971, la quantité de dollars en circulation est devenue largement supérieure aux réserves d'or des États-Unis[12]. En effet, l’importance des déficits américains liés au financement de la guerre du Vietnam et de la course aux armements, ainsi que l'utilisation du dollar comme monnaie de réserve[13] avaient rendu intenable le système de la parité.

Le 15 août 1971, les États-Unis suspendent la convertibilité du dollar en or, pour éviter d'épuiser leur stock d'or. Cette action unilatérale souligne à quel point la gouvernance économique mondiale était aux mains des États-Unis : face aux plaintes de leurs partenaires économiques, le secrétaire d'État au trésor John Connaly aurait répondu « Le dollar est notre devise, mais c'est votre problème. »

À partir de 1973, il n'y a plus de parité fixe entre les monnaies : leur valeur est déterminée sur le marché des changes selon l'étalon-dollar. Les États-Unis peuvent ainsi régler leurs investissements étrangers et financer la guerre du Vietnam, simplement en imprimant des dollars. Ils demeurent la grande puissance du système monétaire occidental. Le principe des taux de change fixes prend officiellement fin en 1976 (accords de Kingston), marquant la fin du système de Bretton Woods.

II. À partir des années 1970, le gouvernement économique du monde face aux crises

Dans les années 1970, le système de Bretton Woods est remis en question par les difficultés de l’économie américaine, les chocs pétroliers[14], et la nouvelle phase de la mondialisation. Les quarante années qui viennent de s’écouler sont marquées par des crises récurrentes –Chronologie p.366, 40 années de crises économiques, appelant une régulation à l’échelle planétaire.

A.  La nouvelle phase de la mondialisation et la vague néolibérale

1.   Une nouvelle étape dans le processus de mondialisation

En effet, la mondialisation connaît à partir des années 1970 une nouvelle étape, de l’internationalisation à la mondialisation du commerce :

  • Les exportations mondiales de marchandises passent de 579 à 1 838 milliards de dollars entre 1976 et 1983, puis progressent encore pour atteindre 12 000 milliards en 2009, puis 19 000 milliards en 2014 (X32 en 35 ans !).
  • La dérégulation financière, les privatisations et les dispositifs légaux ou illégaux de défiscalisation encouragent la libre circulation des capitaux et les délocalisations.
  • La révolution des transports et des télécommunications accroît la circulation de l'information, des hommes et des marchandises. En effet, les progrès dans les transports, depuis le conteneur jusqu'à internet, accompagnent et stimulent ce nouvel élan de la mondialisation.

Les conditions de l’avènement d’un monde multipolaire sont désormais remplies :

  • La NDIT permet l’intégration à la mondialisation des nouveaux pays industriels comme les NPIA ou « dragons » asiatiques.
  • Début XXIème siècle, les émergents deviennent des acteurs majeurs de la mondialisation et bousculent la hiérarchie des puissances.

2.   La vague néolibérale (années 1980)

À l’initiative des États-Unis et du Royaume-Uni, la régulation publique recule avec la privatisation des entreprises publiques, la libéralisation des mouvements de capitaux, la déréglementation et la désintermédiation du secteur financier. Confiance est désormais faite aux capacités d’autorégulation des marchés et au contrôle d’autorités indépendantes de l’État : banques centrales, agences de notation, chambres de compensation internationale… La frontière entre public et privé se brouille au profit de ce dernier. Cette évolution entraîne une accélération de la mondialisation mais aussi le retour des crises financières qui se multiplient à partir de 1987.

Dans ce contexte, le FMI change de rôle et devient « gendarme des politiques publiques » en développant des programmes d’ajustement structurel pour les pays endettés du tiers-monde. En effet, ces pays se retrouvent dans l'incapacité de rembourser leurs emprunts et affrontent une forte crise de la dette, comme le Mexique en 1982. En échange de crédits, le FMI leur impose des plans d'ajustement structurel fondés sur le « consensus de Washington ».

Le régime commercial international est transformé par la création de l’OMC en 1995 qui succède au GATT et organise la diplomatie commerciale mondiale autour des problèmes de concurrence et de libre accès au marché. Enfin, l’aide au développement baisse.

B.  Les voies nouvelles de la coopération économique

1.   Émergence de la notion de « gouvernance »

Une nouvelle étape est annoncée par la fin du système de Bretton Woods, en 1971, lorsque les États-Unis suspendent la convertibilité du dollar en or[15], faisant alors du dollar une monnaie flottante, dont la valeur est déterminée par l'offre et la demande sur le marché mondial.

Exit le système de Bretton Woods, la phase actuelle de la mondialisation conduit à l’émergence d’un nouveau paradigme pour le gouvernement du monde : la gouvernance. Ce terme a d’abord été utilisé dans le monde des entreprises, pour désigner la recherche d’une gestion optimale. Il a ensuite été employé dans les instances visant à évaluer et améliorer les modes de gouvernement des États (le terme devient courant à la Banque mondiale à partir de 1989), et d’abord des États pauvres demandant des programmes d’aide au développement. Enfin la global governance désigne aujourd’hui la régulation universelle de problèmes qui se posent à l’échelle de l’humanité entière.

2.   Quelle « gouvernance » ?

Deux voies sont envisagées, toutes deux désignées par le terme de gouvernance.

La première voie renvoie aux États, qui se sont également saisis de l’aspiration à la gouvernance. Dès les années 1970, confrontés à la crise, les pays industrialisés ont voulu relancer la coordination des politiques économiques par l’institutionnalisation de rencontres multilatérales au sommet. C’est ainsi qu’en 1974 naît le G6 qui s’ouvre au Canada en 1975 puis à la Russie en 1998. À la suite de la crise de 2008, il s’élargit pour former le G20 afin de tenir compte des nouveaux équilibres de l’économie mondiale, en particulier de l’ascension des pays émergents -Étude p.370-371, du G6 au G20. Cette « seconde voie » correspond à des négociations internationales classiques, mettant en jeu les concepts traditionnels de multilatéralisme, de rapport de forces entre PDEM, PED, puissances émergentes, etc.[16].

La seconde voie propose un nouveau mode de gestion des relations internationales à mi-chemin entre un gouvernement mondial, jugé irréalisable, et la simple coopération entre nations. Elle remet en cause le monopole de l’État sur les affaires mondiales en prétendant associer, dans une relation horizontale, sans domination, acteurs étatiques, supra-étatiques (ONU[17], organisations régionales…) et acteurs non étatiques (influence grandissante des FTN[18], des scientifiques[19], des ONG[20], du mouvement altermondialiste -Étude p.374-375, L’essor du mouvement altermondialiste, etc.).

Conclusion

Sujets bac p.382-386 + Révisions p.387


[1] Cf. Thème 4, Question 2.

[2] Ce terme a d’abord été utilisé dans le monde des entreprises, dans lequel il était utilisé pour désigner la recherche d’une gestion optimale. Il a ensuite été utilisé dans les instances visant à évaluer et améliorer les modes de gouvernement des États, et d’abord des États pauvres demandant des programmes d’aide au développement. Enfin la global governance désigne aujourd’hui la régulation universelle de problèmes qui se posent à l’échelle de l’humanité entière. Elle revient à désigner les tentatives de régulation de la mondialisation.

[3] Cf. Thème 2, Question 1.

[4] Cf. dans le programme de 1ère, la notion d’«économie-monde étatsunienne» : Thème 1, Chapitre 1.

[5] Les dirigeants occidentaux ont retenu la leçon de la conférence de la paix de 1919 qui n’avaient pris aucune mesure pour relancer les économies européennes. En 1944, il s’agit donc de reconstruire l’économie mondiale, de développer les échanges après une période de protectionnisme, d’assurer la stabilité monétaire et de mettre en place un système cohérent de financement.

[6] La formule est de J. M. Keynes –Biographie p.378.

[7] L’OIC n’entrera jamais en vigueur, à cause du refus du Sénat américain de ratifier la Charte de La Havane de 1948. C’est l’accord tarifaire du GATT, signé en 1947 et qui fonctionne comme un forum de discussion qui la remplace.

[8] À l’issue du conflit, leur revenu national a plus que doublé.

[9] Au lendemain du conflit, les États-Unis possèdent 75% des réserves d’or mondiales.

[10] En 1944, 60% des produits fabriqués dans le monde le sont aux États-Unis, qui sont en même temps en tête de la production énergétique mondiale de charbon et de pétrole.

[11] CNUCED : Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.

[12] On estime qu’il y avait environ cinq fois « trop » de dollars en circulation !

[13] Les pays exportant le plus vers les États-Unis ont constitué d'immenses réserves de dollars qu'ils veulent ensuite échanger contre de l'or.

[14] En octobre 1973, lors de la guerre du Kippour, le premier choc pétrolier secoue violemment la croissance des pays industrialisés occidentaux. Organisés au sein de l'OPEP, les États arabes exportateurs de pétrole multiplient par quatre le prix du baril. En 1979, un deuxième choc anéantit la reprise qui s'amorçait. Reprenant la main sur des gisements contrôlés par les compagnies occidentales, l'OPEP entend tirer du pétrole de plus grands revenus.

[15] En 1976, les accords de Kingston officialisent ces décisions.

[16] Depuis les conférences de Bandung (1955) et de Belgrade (1961) et le mouvement des pays non-alignés, le « Sud » s'est organisé, d’abord au sein de l'ONU pour revendiquer le droit au développement et dénoncer le système économique hérité de la colonisation, fondé sur l'exportation des matières premières dont les prix sont soumis aux aléas du marché (Cf. la notion de « dégradation des termes de l’échange »), puis au sein de l’OMC pour peser face aux puissances de la Triade -Étude p.372-373, La gouvernance économique mondiale vue par les pays du Sud.

[17] Depuis le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992, l'ONU organise des grandes conférences internationales associant acteurs étatiques et non étatiques.

[18] Les FTN défendent leurs intérêts et leur stratégie mondiale par exemple lors du Forum économique mondial annuel à Davos (Suisse) et plus globalement par un lobbying intense.

[19] Cf. par exemple le rôle du GIEC dans la recherche d’une « gouvernance climatique » mondiale.

[20] Les ONG altermondialistes se présentent comme des porte-parole d'une société civile globale, dépassant les intérêts nationaux des États et les intérêts privés des FTN. Elles agissent comme actrices de terrain et impulsent des mobilisations à l’échelle mondiale. Certaines se réunissent régulièrement depuis 2001 lors du Forum social mondial.