TSTMG - Thème 3 / La France dans le monde

Plan

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I. LA PRÉSENCE DE LA FRANCE DANS LE MONDE (QUESTION OBLIGATOIRE)
A. LE RÔLE DES TERRITOIRES ULTRAMARINS DANS LEUR ENVIRONNEMENT RÉGIONAL
1. Histoire, géographie, économie
2. Des statuts administratifs divers
3. L’outre-mer, un outil de puissance
B. LES MANIFESTATIONS DE LA PRÉSENCE FRANÇAISE À L’ÉCHELLE MONDIALE ET LEURS LIMITES
1. Présence diplomatique et militaire
2. Présence économique
3. Présence culturelle
II. LES ENGAGEMENTS MILITAIRES ET HUMANITAIRES DE LA FRANCE ET DES FRANÇAIS DANS LE MONDE (SUJET D’ÉTUDE AU CHOIX)
A. LES ENGAGEMENTS DIPLOMATIQUES ET MILITAIRES DE LA FRANCE
B. LES ENGAGEMENTS HUMANITAIRES DE LA FRANCE ET DES FRANÇAIS

 tstmg g3Manuel p.224-241

Notions-clés : Francophonie – Géostratégie – Puissance – Z.E.E. (Zone économique exclusive)

Introduction

L’étude de la présence de la France dans le monde permet d’étudier les critères et les limites de sa puissance en tant qu’État[1]. Qu’entend-on par « puissance » ? Notion-clé p.240 : Capacité d'un État à se distinguer par les moyens dont il dispose pour s'assurer une influence durable sur le monde. Cette puissance s'exprime par un rayonnement économique, militaire, culturel et territorial[2].

Par quels moyens la France affirme-t-elle sa présence dans le monde ? Quels défis doit-elle relever pour conserver voire étendre son influence ?

I. La présence de la France dans le monde (question obligatoire)

S’appuyant sur un long passé de rayonnement et de présence coloniale à l’échelle planétaire, tout en s’inscrivant aujourd’hui dans l’Union européenne et dans un contexte de mondialisation, la France est largement présente dans le monde.

A.  Le rôle des territoires ultramarins dans leur environnement régional

1.   Histoire, géographie, économie

La France a été, entre le XVIème siècle et le milieu du XXème siècle une grande puissance coloniale. Les territoires d’outre-mer sont ce qu’il reste de cet héritage colonial : des « confettis d’Empire » -Carte-clé p.226, Les territoires ultramarins français.

Éparpillés sur plusieurs continents et sous des latitudes diverses –doc.3 p.230, Faut-il reconquérir Clipperton ? (mais essentiellement intertropicales), ces territoires abritent un peu moins de 3 millions d’habitants sur 120 000 km².

Ces territoires éloignés subissent des problèmes spécifiques : une dépendance en termes d'approvisionnement, un coût élevé de la vie, une population globalement plus jeune qu'en métropole, un chômage important[3]. Ils sont dépendants de la métropole, qui impulse des programmes d’aide, et de l’Union Européenne qui participe à leur développement par des financements communautaires à destination des Régions ultra-périphériques (RUP)[4].

Attractifs car leur richesse (PIB/hab.) et leur développement (IDH), mêmes plus bas qu’en métropole sont souvent plus élevés que ceux de leurs voisins, ils reçoivent des flux migratoires souvent mal contrôlés –doc.2 p.230, La Guyane, un territoire stratégique. Ils sont de plus en plus associés ou en coopération avec leurs voisins proches : par exemple, la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane sont intégrés à l’association des États de la Caraïbe.

2.   Des statuts administratifs divers

Si l’appellation « DOM-TOM »[5] est restée en usage dans le vocabulaire courant, elle n’a plus vraiment cours aujourd’hui. En effet, les territoires ultramarins français sont désormais administrés selon des statuts très divers. On distingue :

  • Cinq Départements et Régions d’outre-mer, les DROM[6] (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion et Mayotte) ; ils bénéficient d’une certaine autonomie dans leur administration.
  • Des Collectivités d’outre-mer, les COM[7], comme la Polynésie, bénéficient d’une grande autonomie. Néanmoins, l’administration des fonctions régaliennes (défense, monnaie, police, justice…) est exercée par l’État.
  • D’autres territoires aux statuts plus diversifiés, comme la Nouvelle-Calédonie, qui s’est vue attribuer le statut de Pays d’outre-mer (POM)[8], dans l’attente d’un référendum sur l’autodétermination –doc.4 p.230, La Nouvelle-Calédonie : quels liens avec la métropole ? + Vocabulaire p.231, Accord de Nouméa.

3.   L’outre-mer, un outil de puissance

Les départements et régions d'outremer (DROM), territoires d'outre-mer (TOM), collectivités d'outre-mer (COM) et pays d'outre-mer (POM) assurent à la France une présence dans tous les océans. L’étendue de ses frontières littorales fait de la France la deuxième puissance maritime mondiale derrière les États-Unis –Carte-clé p.227, La ZEE française, ce qui lui offre une position avantageuse en matière de contrôle des mers et de leurs nombreuses ressources, encore peu exploitées.

Ces « pied-à-terre » stratégiques, prolongés par une mer territoriale, puis une zone économique exclusive (ZEE) –notion-clé p.240, consacrée par la convention des Nations Unies dite de Montego Bay de 1982, génèrent la moitié des 11 millions de kilomètres carrés des espaces maritimes sous souveraineté ou juridiction française[9].

Ces espaces constituent des ancrages géostratégiques[10] : bases militaires ou scientifiques, potentiel touristique, etc.

B.  Les manifestations de la présence française à l’échelle mondiale et leurs limites

1.   Présence diplomatique et militaire

La voix de la France est importante dans les relations internationales :

La France a l’ambition de porter une « vision du monde » ; important acteur de l’aide publique au développement (9,3 milliards d’euros en 2011[11]), elle s’engage dans de nombreuses actions humanitaires –doc.1 p.232, Le Fonds d'urgence humanitaire et se présente le défenseur des droits de l'homme, du développement durable et du multilatéralisme –doc.2 p.232, Le message de la France à l'ONU.

  • Elle est un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU[12]. Elle est membre du G8 et du G20[13] -doc.5 p.233, La France au cœur du G20. Des Français sont, en 2012, à la tête d'institutions internationales comme le FMI[14], et les sièges de l'Unesco[15] et de l'OCDE[16] se trouvent à Paris.
  • Elle joue un rôle moteur au sein de l’Union européenne, notamment aux côtés de l’Allemagne[17].
  • Elle déploie un important réseau diplomatique[18] (ambassades et consulats), le troisième après celui des États-Unis et de la Chine -Carte-clé 3 p. 227, Les ambassades de la France dans le monde.

La présence militaire française dans le monde est importante :

  • Membre de l’OTAN, puissance nucléaire indépendante, la France dispose de bases militaires permanentes à l’étranger, sur tous les continents –surtout en Afrique. La marine française assure le contrôle de la ZEE française ainsi que la surveillance de points de passage maritimes stratégiques –doc.4 p.233, L’intervention de soldats français dans le cadre européen : l’opération Atalante.
  • L’armée française intervient dans de nombreux conflits. Dans le cadre de multiples opérations internationales, 25 500 militaires français sont engagés en 2012 sur le terrain pour la défense des intérêts nationaux et/ou pour contribuer à la sécurité internationale (opérations de rétablissement de la paix, de lutte contre le terrorisme, etc.).

Doc.3 p.232, « La voix de la France a disparu dans le monde »- Cependant, la puissance de la France a ses limites :

La capacité d’intervention militaire de la France est très inférieure à celle des États-Unis et les difficultés financières conduisent l’État à réduire les dépenses militaires. Elle n'a pas vraiment la capacité d'agir seule face aux crises majeures et intervient le plus souvent dans le cadre de coalitions.

  • La France est concurrencée par l’émergence de nouvelles puissances, par exemple :
    • avec les demandes de l’Inde et du Brésil[19] d’intégrer le Conseil de Sécurité de l’ONU ;
    • avec le développement des réseaux diplomatiques de l’Inde et de la Chine (qui vient de ravir le 2e rang à la France).
  • Après la décolonisation, la France avait conservé une forte influence sur de nombreux États africains. Néanmoins, à cause de son coût financier et politique ainsi que de certains changements, cette influence est en recul.

2. Présence économique

La France compte parmi les pays les plus développés du monde. C’est une puissance économique de rang mondial :

  • elle occupe le 5ème rang mondial pour le PIB nominal[20], et le 20ème pour le PIB/hab.[21];
  • son IDH figure parmi les plus élevés du monde (20e rang)[22];

Fortement intégrée à la mondialisation,

  • elle est au cœur des flux financiers : la France attire les investissements étrangers (4ème pays récepteur d’IDE[23]) : de nombreuses entreprises étrangères s'implantent en France, comme General Electric (États-Unis), Bertelsmann (Allemagne) ou encore Toyota (Japon), pour bénéficier d’une main-d’œuvre qualifiée et d’un environnement propice à l’innovation : on compte en France 22 000 entreprises étrangères, pour 2,5 millions d'emplois et 40% des exportations. De même, elle investit fortement à l’étranger (5ème pays émetteur d’IDE dans le monde) –doc.2 p.234, Wuhan, la plus française des villes chinoises ;
  • elle est au cœur des flux commerciaux : 5ème puissance exportatrice[24] -Carte 1 p.228, Les exportations françaises dans le monde (2009), 5ème puissance importatrice[25] mondiales. 1er pôle touristique mondial (en nombre de touristes étrangers), la France est également le 1er producteur agricole européen, et le 5ème exportateur agricole mondial[26] ;
  • elle concentre les lieux de pouvoir : Paris, sa capitale politique, occupe les premiers rangs du classement des villes mondiales[27] et accueille les sièges de puissantes FTN.

La France compte en effet une quarantaine de FTN parmi les 500 premières mondiales en termes de chiffre d’affaire. La plus puissante FTN française, Total, détient le 11ème chiffre d’affaires mondial ; certaines figurent parmi les leaders de leur secteur : Orange, Areva (nucléaire civil), LVMH (luxe), L’Oréal (cosmétiques), Carrefour (grande distribution), Vinci, Bouygues (construction), Veolia (services collectifs)[28] –Carte 2 p.228, Veolia Environnement dans le monde (2010), etc.

Mais face à la mondialisation, l’économie française présente également des faiblesses.

  • Si quelques grandes firmes sont mondialement connues, la majorité des PME[29] n'exportent pas (à la différence de l’Allemagne, par exemple).
  • Les entreprises françaises ne résistent pas toutes bien aux effets de la mondialisation. Seules les entreprises les plus innovantes ou les plus spécialisées parviennent à rester compétitives. Face à la concurrence des entreprises des puissances émergentes telles que la Chine, l'Inde, le Brésil, la perte de compétitivité affecte de nombreuses PME ainsi que des FTN du secteur industriel, qui subissent pertes de marchés –doc.4 p.234, Rafale, TGV, nucléaire : quand le made in France peine à se vendre et délocalisations.
  • Dans ces conditions, depuis 2003, la balance commerciale[30] de la France est déficitaire (60 milliards d'euros en 2018).

3.   Présence culturelle

Très soucieuse de son rayonnement culturel, la France défend la notion d'« exception culturelle »[31]. La défense de son rang parmi les nations passe donc aussi par une politique d'exportation de sa culture à l'étranger. La France exerce encore une large influence culturelle dans le monde :

  • L’excellente réputation de la gastronomie -doc.5 p.235, L’agroalimentaire français : une image, une force économique + doc.3 p.238, Toutes étoiles dehors : les chefs français, de la mode, des produits de luxe français font la promotion d’un « art de vivre à la française » mondialement reconnu.
  • Le cinéma, les spectacles, les expositions, la langue française, etc., sont des moyens de projection de la France dans le monde –docs. 1 à 5 p.238-239, coordonnés notamment par le réseau de l’Institut français[32] -Carte-clé 4 p. 229, Les Alliances françaises[33] dans le monde (2012).
  • La francophonie –Notion-clé p.240, qui rassemble les populations s’exprimant ou pouvant s’exprimer en français, place le français au 9ème rang des langues les plus pratiquées. On compte aujourd'hui près de 220 millions de francophones dans le monde -Carte-clé 3 p.229, La langue française dans le monde (2010), notamment en Afrique[34] -doc.1 p.236, L’Afrique, terre de francophonie (on estime qu’ils seront 715 millions en 2050). Au-delà du seul rayonnement culturel, la francophonie est un levier de la politique extérieure de la France. Ainsi, L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF)[35] est chargée de faire vivre une solidarité active autour d'une langue et de valeurs communes entre les 77 États et gouvernements (57 membres et 20 observateurs) qui la composent –doc.2, Sommet de la Francophonie à Kinshasa (RDC) + doc.4 p.236, Les objectifs ambitieux de l’OIF +doc.5 p.237, Le français, une chance pour s'ouvrir sur le monde.
  • Le réseau des 470 lycées français à l'étranger, le premier au monde, scolarise 290 000 élèves et assure la diffusion de la langue et de la culture françaises. L'Agence universitaire de la francophonie (AUF) fédère aussi plus de 700 établissements d'enseignement supérieur[36].
  • Certains médias à vocation internationale assurent à la France une présence audiovisuelle mondiale : Cf. TV5 Monde, France 24 ou Radio-France Internationale (RFI).

Néanmoins, l’influence culturelle française rencontre également des obstacles et des difficultés.

  • La mondialisation valorise d’autres modèles culturels concurrents, en particulier ceux venus des pays émergents (culture chinoise, indienne, brésilienne…).
  • La pratique du français recule peu à peu face à l’anglais, et la culture française tend à perdre son rôle prestigieux de « mère des arts ».
  • D’autres villes mondiales concurrencent Paris dans le domaine artistique et culturel (New York, Londres, Shanghai…).
  • Dans un contexte de contrainte budgétaire, la baisse continue des crédits de la politique culturelle à l’étranger pèse sur les performances du réseau culturel français[37].

 

II. Les engagements militaires et humanitaires de la France et des Français dans le monde (sujet d’étude au choix)

Dans un monde instable et dangereux, la France conduit des interventions à caractère diplomatique, militaire et humanitaire. Divers acteurs français (armée, protection civile, ONG, etc.) interviennent à divers titres (mandats internationaux, accords de défense, engagement citoyen, etc.), selon des modalités variées, avec des résultats souvent significatifs, et parfois limités. Il n’est pas rare que la France soit présente dans les mêmes régions à la fois en tant que puissance militaire et qu’acteur de l’aide humanitaire[38].

A.  Les engagements diplomatiques et militaires de la France

Exercice 1 : éléments de correction

Les engagements militaires, diplomatiques et humanitaires sont des éléments contribuant au rayonnement et à l’influence de la France dans le monde. Pour des raisons historiques et politiques, la France est en effet plus impliquée que beaucoup d’autres États dans les rapports de force internationaux.

Ainsi, dans ses opérations militaires extérieures, la France est engagée à divers titres : accords bilatéraux, interventions unilatérales, mandats de l’ONU, dans le cadre de l’OTAN… Ses interventions sont essentiellement localisées en Afrique (principalement auprès des ex-colonies françaises) et au Moyen-Orient, mais elles peuvent également avoir pour cadre l’Europe (Balkans) ou les océans (opération Atalante contre la piraterie au large des côtes somaliennes).

Ces interventions ont évidemment un coût, qui tend à enfler depuis le début des années 2000 : la part de budget consacrée à ces opérations n’a en effet pas cessé de croître et de dépasser les montants alloués par le budget national. Depuis 2010, la contrainte budgétaire a conduit à une stagnation des sommes « budgétées » -sans que cela n’empêche pour autant les surcoûts, occasionnés par exemple par l’intervention en Libye en 2011.

La France a conduit récemment deux opérations majeures en Afrique, au Mali et en Centrafrique. Objectifs affichés : lutter contre le « terrorisme » au Sahel et rétablir un minimum de stabilité en Centrafrique. Des interventions à la fois sécuritaires et humanitaires, avec l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU. Au-delà de ces objectifs officiels, il ne fait aucun doute que la France défend en même temps dans la région ses intérêts nationaux en termes de présence stratégique, d’accès aux ressources naturelles et de préservation de sa sphère d’influence. Si elle a fait la démonstration d’une certaine efficacité militaire, la France rencontre néanmoins de réelles difficultés sur le terrain, du fait du caractère limité de ses moyens, de la nature des combats à mener, et du faible investissement de ses partenaires.

B.  Les engagements humanitaires de la France et des Français

Exercice 2 : éléments de correction

L’engagement humanitaire de la France se manifeste notamment par l’APD (aide publique au développement) et par l’action des ONG (organisations non gouvernementales françaises).

Déployée sur tous les continents, mais tout particulièrement dans les régions où les retards de développement et les problèmes humanitaires sont les plus forts, l’aide humanitaire peut tout aussi bien être assurée :

  • par des sommes attribuées par le gouvernement français par exemple au gouvernement malien pour construire un hôpital -l’APD française mobilise des sommes importantes, même si avec 0,46% du RNB en 2011, les 1% promis dans le cadre des objectifs du Millénaire (ONU) ne sont pas atteints ;
  • que par les programmes conduits par une ONG comme « Action contre la faim », autour d’objectifs de santé publique ou de sécurité alimentaire dans les pays les plus exposés aux crises.

Conclusion

« Révisions » : manuel p.240


[1] Dans les relations internationales, la notion de puissance fait le plus souvent référence à des États, même si d’autres acteurs sont dotés d’une puissance, comme les institutions financières, les FTN, les organisations non gouvernementales (ONG) majeures…

[2] « On définira la puissance comme une capacité : capacité de faire ; capacité de faire faire ; capacité d’empêcher de faire ; capacité de refuser de faire. » (Serge Sur, Relations internationales, 2000)

[3] De grandes grèves, qui ont éclaté en Guadeloupe en 2009, ont mis en évidence ces difficultés.

[4] RUP (Région ultrapériphérique) : région d'outre-mer ou ultra-marine intégrée à l'UE et bénéficiant de mesures spécifiques pour assurer son développement. Il en existe 8: la Guyane, Saint-Martin, la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion (France), les Açores et Madère (Portugal) et les Canaries {Espagne) –Vocabulaire p231.

[5] « Départements d’outre-mer, territoires d’outre-mer ».

[6] DROM (Départements et régions d’outre-mer) : collectivités territoriales situées hors de la métropole. Depuis la réforme de 2003, ces territoires ont un statut de département et de région français et rassemblent les compétences d’un conseil général et d’un conseil régional –Lexique p.268.

[7] En France, anciens territoires d’outre-mer (TOM) disposant de prérogatives politiques importantes. –Lexique p.268.

[8] POM (Pays d'outre-mer) : statut particulier officiellement octroyé à la Nouvelle-Calédonie en prévision du futur référendum sur l'autodétermination (au plus tard en 2018). C'est un statut transitoire ouvrant la voie à une possible indépendance –Vocabulaire p231.

[9] Sur son territoire maritime -eaux intérieures et mer territoriale-, l'État côtier exerce sa souveraineté de la même façon que sur la terre ferme, l'unique limite à ses prérogatives résultant du « droit de passage inoffensif ». Dans la ZEE, qui s'étend jusqu'à 200 milles marins au large des lignes de base de la mer territoriale, l'État côtier dispose de droits souverains pour l'exploitation, l'exploration, la conservation et la gestion de toutes les ressources naturelles des eaux, des fonds marins et de leurs sous-sols. Il exerce aussi sa juridiction sur les activités de recherche scientifique et en matière de protection du milieu marin.

[10] Géostratégie : « ensemble des moyens et efforts déployés par un acteur pour affirmer sa puissance et justifier son rang et sa place dans le monde » -Notion-clé p.240.

[11] À lire : une infographie sur l’aide publique au développement de la France

[12] Conseil de sécurité de l’ONU : instance délibérative et décisionnaire des Nations unies dont les décisions déterminent les engagements les plus importants de l’ONU. Cinq pays y détiennent une place permanente et prépondérante dont l’usage du droit de véto : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie –Lexique p.269.

[13] G8 : groupe de discussion et de partenariat économique des huit pays parmi les plus puissants du monde. Un sommet réunissant les chefs d’État a lieu chaque année. G20 : groupe créé en 1999 après la succession des crises financières dans les années 1990, composé de 19 pays et de l’Union européenne, dont les chefs d’État se réunissent régulièrement.

[14] Christine Lagarde est la directrice du FMI (Fonds monétaire international).

[15] UNESCO : Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

[16] OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Économiques. Elle regroupe toute l'Europe occidentale, l'Amérique du Nord, le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud et certains pays d'Europe centrale –Vocabulaire p.233.

[17] Cf. le « couple franco-allemand »

[18] 163 ambassades, 16 représentations permanentes et 92 implantations consulaires.

[19] NB : la France soutient ces demandes

[20] 2739 milliards de dollars en 2013. Source : Wikipédia.

[21] 44099 dollars en 2013. Source Wikipédia.

[22] 0,884 en 2013. Source : Wikipédia.

[23] IDE : Investissements directs à l’étranger. NB : il est question ici de « stocks » et non de « flux » d’IDE.

[24] En 2013. Source : Wikipédia.

[25] Premier semestre 2014. Source : MOCI

[26] Derrière les États-Unis, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Brésil –source : Le Parisien.

[27] Ville mondiale (rappel) : ville mondiale, ville globale ou ville-monde sont différentes appellations pour désigner une ville qui exerce des fonctions stratégiques à l'échelle mondiale, un centre qui organise des flux et s'inscrit dans des réseaux, un pôle de commandement dans la mondialisation. Plusieurs classements proposent de hiérarchiser ces villes en fonction de leur puissance : le GaWC, la revue américaine Foreign Policy ou l’institut japonais Mori Memorial Foundation.

[28] Veolia est une multinationale française, leader mondiale des services collectifs, dans quatre domaines : gestion du cycle de l’eau, gestion et valorisation des déchets, gestion de l’énergie et le transport de personnes.

[29] PME : petite et moyenne entreprise employant entre 20 et 250 salariés –Vocabulaire p.235.

[30] Balance commerciale : différence en termes de valeur monétaire entre les exportations et les importations de biens dans une économie sur une période donnée –Vocabulaire p.235

[31] « Exception culturelle » : expression utilisée pour caractériser certaines spécificités de la France par rapport aux autres pays du monde dans le secteur culturel. La France a mis en place depuis 1959 des dispositifs législatifs et réglementaires qui soutiennent la culture et la création artistique –Voc. p.239

[32] L’Institut français anime le premier réseau culturel au monde, présent dans 161 pays.

[33] L'Alliance française est une organisation française chargé de faire rayonner la culture française à l'extérieur de la France, qui dispense des cours de français dans 131 pays.pdf

[34] Cette répartition géographique est étroitement liée à l'histoire et à l'héritage de l'expansion coloniale. L'Afrique compte 96 millions de francophones

[35] Organisation internationale de la Francophonie (OIF) : institution créée en 1970 dont les membres partagent ou ont en commun la langue française et certaines valeurs (diversité culturelle, paix, gouvernance démocratique, consolidation de l'État de droit, protection de l'environnement). Elle regroupe 77 pays ou gouvernements. Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, en est le Secrétaire général depuis 2002 –Vocabulaire p.237.

[36] Par ailleurs, avec 278 000 étudiants étrangers en France en 2011, la France est le troisième pays d’accueil au monde

[37] Cf. « La présence culturelle française à l'étranger étranglée par la baisse des crédits », Le Monde, 23 janvier 2009.

[38] Cf. l’intervention au Mali.