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Sommaire
I. Une crise américaine
A. Les aspects de la crise : une crise financière, économique, sociale
1. La crise financière
2. La crise économique
3. La crise sociale
B. Les facteurs de la crise : un engrenage implacable
1. Prospérité économique et innovations financières
2. Ralentissement économique et retournement financier
C. Récapitulation : les mécanismes de la criseII. …qui s’étend à l’échelle mondiale
A. Les mécanismes de propagation de la crise
1. Les mouvements de capitaux et la crise financière internationale
2. La rétractation du commerce
B. Le reste du monde est touché, de façon différenciée
1. Dans les économies développées
2. Dans les économies périphériquesIII. De lourdes conséquences politiques
A. Lutter contre la crise
1. Attentisme et déflation
2. La recherche de nouvelles politiques de relance
B. Un cloisonnement dangereux de l’économie mondialeConclusion
Introduction
[Manuel p.28-53]
Introduction + problématique et image inaugurale p.28-29 + Exercice H1.1.1 Dorothea Lange, Migrant Mother, 1936- Ce chapitre vise à montrer l’impact de la crise économique mondiale sur les sociétés et les équilibres politiques, à court, moyen et long terme.
Avec le krach boursier -Vocabulaire p.32 du 24 octobre 1929 à Wall Street, la crise américaine se diffuse au reste du monde, entraînant une longue dépression -Vocabulaire p.32 économique dont la plupart des pays ne sont pas pleinement remis à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
En quoi la crise des années 1930 ébranle-t-elle le capitalisme libéral ?
I. Une crise américaine…
A. Les aspects de la crise : une crise financière, économique, sociale
1. La crise financière
Le jeudi 24 octobre, en quelques heures, 12 894 650 titres sont jetés sur le marché, et les cours s’effondrent[1].
Une riposte s’organise : vers midi, une réunion improvisée dans les locaux de la banque JP Morgan (face à la Bourse), rassemble les grands banquiers, qui décident d'engager des fonds pour contrer la baisse, et en effet les cours se redressent.
Durant le week-end, on fait courir des rumeurs rassurantes pour la reprise du lundi, mais la chute reprend[2]…
2. La crise économique
Au plus haut niveau, on prétend que le krach n'aura pas d'incidence sur la prospérité économique, la situation étant fondamentalement saine. Mais la crise boursière a détruit le système complexe de crédit qui s'était greffé sur Wall Street, ce qui entraîne une raréfaction de l'argent disponible, et un phénomène de déflation -Vocabulaire p.32.
En effet :
- La surproduction agricole provoque l'effondrement des prix, acculant souvent à la ruine une paysannerie qui regroupe encore à ce moment 20% des actifs.
- La production industrielle diminue[3]. Les entreprises, devant la raréfaction des débouchés, cherchent à vendre à tout prix leurs produits -d’où une baisse des prix. Dans le même temps elles diminuent aussi leur production, arrêtent les investissements et licencient massivement. La baisse de la masse salariale se traduit par une nouvelle baisse de la demande qui entraîne une nouvelle baisse des prix et de la production, et ainsi de suite.
3. La crise sociale
Dossier p.38-39. Le chômage de masse- Il n'y a pas à l’époque de recensement officiel du chômage, mais d’après les estimations, on passe de 1,5 million en 1929 (3% de la population active) à 12 millions en 1932 (25% de la population active). Le chômage n’étant alors pas indemnisé, la misère se répand[4], secourue par les seules institutions caritatives -Cf. bread lines. Les agriculteurs sont parmi les plus durement touchés : ruinés par l'effondrement des cours agricoles, beaucoup sont contraints de brader leur terre et de reprendre une nostalgique migration vers l’Ouest et l’illusoire paradis californien[5]. L’appauvrissement gagne aussi les employés et la classe moyenne. Des bidonvilles, nommés par dérision « hoovervilles » -Le sens des mots p.36, se développent.
L'approfondissement de la misère suscite un désespoir qui se traduit par une agitation sociale sporadique, inorganisée (marches des chômeurs -doc.1 p.38. Un phénomène choquant, de la faim…) et réprimée fermement[6].
B. Les facteurs de la crise : un engrenage implacable
1. Prospérité économique et innovations financières
La Guerre a apporté à l'économie étatsunienne une prospérité inédite (élévation du niveau de vie, consommation à crédit -doc.2 p.34. Une frénésie de consommation…), qui favorise une flambée de la Bourse, soutenue par des innovations financières (« fonds d'investissement » chargés de gérer les portefeuilles d'actions).
Cependant, entre 1921 et 1929, alors que la production industrielle augmente d’environ 50%, le cours des actions est multiplié par quatre (300%). Stimulée par la croyance dans une prospérité sans fin, la bulle spéculative -Vocabulaire p.32 est favorisée par les mécanismes d'achat à la marge[7], et alimentée par les particuliers et les entreprises[8].
2. Ralentissement économique et retournement financier
Mais l'économie financière décrochant de l'économie réelle, la spéculation -Vocabulaire p.33 à la hausse ne pouvait durer.
En effet, la situation économique commence à se dégrader en 1929 : la prospérité sur laquelle se fondait l’envol boursier est devenue factice -doc.1 p.34. Des signes avant-coureurs. Dans ce contexte, un retournement du marché est simplement inéluctable.
C. Récapitulation : les mécanismes de la crise
La crise financière provoquée par le krach a entraîné une crise économique et sociale. Les marasmes financier, économique et social se conjuguent dans un « cercle vicieux » dont les répercussions politiques seront majeures et l’impact mondial -Manuel p.31. Les mécanismes de la crise.
II. …qui s’étend à l’échelle mondiale
A. Les mécanismes de propagation de la crise
1. Les mouvements de capitaux et la crise financière internationale
Les financiers américains interrompent leurs investissements et rapatrient leurs placements à l’étranger, entraînant un effondrement du crédit international, d’abord en Allemagne, où on assiste à l’été 1931 à une faillite du système bancaire, repris par l'État. D'Allemagne, la crise se répercute en Grande-Bretagne, contrainte d’abandonner l'étalon-or et de dévaluer - vocabulaire p.42 la livre sterling, puis au reste du monde.
2. La rétractation du commerce
Sous l’effet conjugué de la chute de la production et des mesures protectionnistes -Vocabulaire p.33, le commerce mondial s’effondre.
B. Le reste du monde est touché, de façon différenciée
1. Dans les économies développées
C'est en Allemagne que la crise est la plus précoce (1931) et la dépression la plus forte. Le nombre de chômeurs atteint 5,5 millions en 1932. La Grande-Bretagne subit une dépression, toutefois moins grave que les États-Unis ou l'Allemagne, amortie par le repli sur l'Empire. Quant à la France, elle est moins touchée, plus tardivement (1933), mais aussi plus longtemps.
2. Dans les économies périphériques
Les pays « périphériques » sont affectés par un blocage des processus de développement amorcés depuis le début du siècle et plus encore après la Première Guerre mondiale[9] : c’est le cas en Amérique latine, où les économies souffrent de la contraction du marché des États-Unis, du protectionnisme généralisé et de la baisse des prix[10] -Exercice H1.1.2. Les conséquences de la crise de 1929 en Amérique latine (PDP p.40-41).
III. De lourdes conséquences politiques
A. Lutter contre la crise
1. Attentisme et déflation
Les politiques anti-crise p.43- Devant l’ampleur de la récession, les politiques libérales -Le sens des mots p.37 rencontrent leurs limites. La crise économique en chiffres p.37- Les dirigeants politiques et les responsables des institutions financières, fidèles à l'orthodoxie libérale, ont laissé s'approfondir la dépression : pour eux, les crises sont des « purges » qui doivent permettre au capitalisme de repartir, et l’intervention de l'État n'est pas nécessaire -et même indésirable -Une crise de la pensée économique p.35.
Aux États-Unis, le républicain Hoover a laissé l’image, sans doute un peu caricaturale, du président attentiste, convaincu que « la prospérité est au coin de la rue », et que l'État ne doit pas se substituer à l'initiative privée.
Au Royaume-Uni, le gouvernement accentue une politique déflationniste -Vocabulaire p.32 + doc.2 p.38. La misère sociale en Angleterre préexistante[11]. L'Allemagne du chancelier Brüning (1930-1932) est l’exemple type d'une politique déflationniste ; il veut rééquilibrer la balance commerciale (hausse des droits de douane) et le budget de l’État (baisse des dépenses publiques[12]), sans dévaluer le mark[13].
De même, la France s’obstine dans une politique déflationniste qui prolonge la crise jusqu’en 1936[14].
2. La recherche de nouvelles politiques de relance
Devant l'inefficacité des politiques déflationnistes, une intervention de l'État pour relancer l’économie apparaît nécessaire. Cette intervention, décidée par le président Roosevelt, est souvent présentée a posteriori comme une politique keynésienne. Cependant, si à l'époque J. M. Keynes prône déjà la relance par des dépenses publiques, la Théorie générale date de 1936[15] : la politique « prékeynésienne » de Roosevelt est plus une réponse empirique à la crise que la mise en pratique d’une analyse théorique.
a. Le New Deal aux États-Unis
Exercice H1.1.3. 1933. Un nouveau président, F.D. Roosevelt, pour une nouvelle politique, le New Deal (PDP p.44-45)- Le démocrate Franklin D. Roosevelt est largement élu (57% des voix) en 1932 -Biographie p.342[16]. Il n'a pas de programme clair -doc.1 p.44. Agir contre la crise, mais les expérimentations qu’il conduit sous l'influence du Brain Trust[17] donnent lieu à deux New Deal.
Doc.3 p.45. Le lancement du New Deal- Le premier New Deal repose sur quinze lois adoptées en cent jours en 1933 :
- Dans le secteur bancaire, il opère une stricte séparation entre banques de dépôts et d'affaires[18].
- Dans le domaine monétaire, Roosevelt abandonne l’étalon-or et dévalue le dollar de 40% (1934).
- Dans le domaine agricole, le vote de l'Agricultural Adjustement Act a pour but de stopper la chute des cours, en baissant la production agricole tout en versant des aides aux agriculteurs.
- Dans le domaine industriel, le NIRA (National Industrial Recovery Act) a pour but de favoriser la relance : encadrement de la concurrence (codes de concurrence loyale par lesquels les entreprises pourraient fixer des prix et des volumes de production), négociations collectives, salaires minima, temps de travail réglementé, interdiction du travail des enfants[19] -doc.4 p.45. La NRA.
- Pour réduire le chômage de masse, on lance la politique de grands travaux avec la Civil Work Administration (CWA)[20] et l'aménagement de la vallée du Tennessee (Tennessee Valley Authority).
Ce premier New Deal se solde par une reprise limitée -doc.5 p.45. Un premier bilan et subit les critiques des républicains, qui obtiennent l’annulation du NIRA par la Cour suprême (1935). En réponse, le second New Deal se traduit à partir du printemps 1935 par le développement des grands travaux et l'utilisation systématique du déficit budgétaire, l'ébauche de l'État-providence -Vocabulaire p.42, et la reconnaissance des syndicats :
- Les grands travaux sont encadrés par la Work Public Administration qui succède à la CWA et qui, à la différence de cette dernière, accorde des salaires proches des salaires moyens.
- Le National Labor Relation Act (5 juillet 1935) confirme le droit à la négociation collective, et le Social Security Act du 15 août 1935 crée un système de sécurité sociale aux États-Unis, encore embryonnaire[21]. Enfin, le Fair Labor Standard Act (juin 1938) instaure un salaire minimum.
Le bilan du New Deal en 1939 apparaît mitigé : certes la reprise est indéniable et de nombreux travaux ont amélioré l'infrastructure du pays, mais le PIB est à peine supérieur au niveau de 1929, et le chômage reste élevé. Cependant, par-delà ces résultats immédiats, le New Deal semble poser les bases d'une nouvelle forme d'organisation de l'économie capitaliste, dans laquelle l'État intervient, dans laquelle un minimum de protection sociale est assuré et où les partenaires sociaux négocient. Ces nouvelles bases permettront à une société de consommation de masse de s'épanouir aux États-Unis et dans le monde capitaliste après la Seconde Guerre mondiale.
b. La France et le Front populaire
La victoire du Front populaire en 1936 traduit, en même temps que le rejet d’une extrême droite antiparlementaire -Vocabulaire p.36 antisémite et fascisante[22], le fait qu'une partie grandissante de l'opinion souhaite la mise en œuvre de nouvelles politiques économiques[23]. Le programme du Front populaire, appliqué par le gouvernement de Léon Blum -Biographie p.342 à partir de juin 1936, était fondé sur l'idée qu'il fallait remplacer la déflation par la « reflation », c'est-à-dire relancer l'activité économique par une hausse du pouvoir d'achat, notamment grâce aux 40 heures avec maintien du salaire.
Les mouvements de grève de juin 1936 contraignent les autorités à aller plus loin :
- Exercice H1.1.4. Juin 1936. Les accords Matignon (PDP p.46-47)- par les accords de Matignon qui décident des hausses de salaire de 7 à 15%, ainsi que le droit à la négociation collective (création des délégués du personnel pour les entreprises de plus de 10 salariés).
- Par l’adoption d'une série de lois sociales : congés payés (15 jours/an), semaine de 40 heures (au lieu de 48), annulation de la baisse des salaires (10%) des fonctionnaires, soutien aux prix agricoles. En outre, l’intervention de l’État se solde par des nationalisations -Vocabulaire p.42 (naissance de la SNCGF en 1937), et un programme (timide) de grands travaux est prévu dans le budget de 1937.
Ces mesures ont donné des résultats économiques mitigés (faible reprise économique, faible diminution du chômage, inflation). Toutefois, les réformes sociales initiées seront complétées en 1945 et cette nouvelle donne jouera un rôle clé dans la refondation républicaine et la croissance de l'après-guerre.
c. L'Allemagne : une relance autarcique dans un système totalitaire
Quand Hitler et les nazis arrivent au pouvoir en 1933, la crise est à son paroxysme, et ils n'ont pas de doctrine ni de programme économique. Leur politique de relance reposera sur des grands travaux (autoroutes) financés par l'État et, de plus en plus, sur le réarmement -Économie de guerre : vocabulaire p.42[24]. Cette politique, lourde de menaces pour la paix, a des retombées concrètes : le chômage tombe à 1,6 million en 1936 (6 millions en 1930), 900 000 en 1937, 200 000 en 1938. La production de biens d'équipement est à l'indice 256 en 1939 (100 en 1928), celle de biens de consommation à 119.
B. Un cloisonnement dangereux de l’économie mondiale
Lors de la conférence économique mondiale qui rassemble à Londres en juin-juillet 1933 les représentants de 66 États, il s’avère impossible, devant la force des égoïsmes nationaux, d'enrayer la montée du protectionnisme et la dissolution du Gold Exchange Standard -Vocabulaire p.32.
Plusieurs groupes de pays émergent :
- Les économies périphériques sont pénalisées par la chute des prix et le protectionnisme.
- Les États-Unis, le Royaume-Uni, la France détiennent de l’or (ensemble, 80% du stock mondial) et contrôlent des marchés privilégiés, ce qui leur permet d’amortir les effets de la dépression.
- L’Allemagne, le Japon et l’Italie, endettés, dépourvus d'or et sans grands Empires, se tournent vers l’autarcie -Vocabulaire p.42, qui ne résout pas la crise et prépare la guerre : à partir de 1937, la course aux armements s'impose comme un moyen efficace de résorber cette nouvelle crise mondiale, au péril de l'humanité[25].
Conclusion
Synthèse p.48-49
Sujets bac p.50-53
[1] L'historien du krach, John K. Galbraith, a décrit ces scènes inouïes : « Vers 11 heures, le marché avait dégénéré en une mêlée folle et effrénée pour vendre. Vers 11h30, il s'abandonnait à une terreur aveugle et sans merci. C'était vraiment la panique... ».
[2] …jusqu’en 1932. Les chiffres reflètent mal la détresse de ceux qui ont tout perdu. Les suicides retentissants, comme celui de deux spéculateurs titulaires d'un compte joint, qui sautent ensemble du haut du Ritz, alimentent une sorte de légende noire.
[3] Entre 1929 et 1932, la production industrielle américaine diminue de près 50%, particulièrement pour les biens durables.
[4] Pour approfondir, voir le podcast « Hard Times », sur le site de France-Culture.
[5] Cf. le roman de Steinbeck, Les Raisins de la colère, et son adaptation cinématographique. Cf. également les célèbres photographies réalisées pour la section photographique de la FSA par Walker Evans et Dorothea Lange -et d’autres encore.
[6] Cf. à Dearborn, dans la banlieue de Détroit, en 1932, quatre manifestants meurent sous les balles de la police.
[7] La pratique des « achats sur marge » permet au spéculateur de ne verser qu'une fraction du prix des actions qu’ils acquièrent auprès des courtiers, qui leur avancent la différence (jusqu’à 90% des sommes nécessaires, souvent empruntées aux banques).
[8] NB. La spéculation provient en partie des particuliers, encouragés à placer leurs économies et à emprunter aux courtiers ; mais les capitaux apportés par les entreprises sont plus importants : en réalité, il faut nuancer l’image souvent exagérée d’un « peuple boursicoteur » : sur 30 millions de familles, un peu moins de 1,5 million se livrent à des opérations boursières.
[9] Pour comprendre ce processus, il faut tenir compte des structures du commerce mondial des années 1920, dictées par une division internationale du travail héritée du XIXe siècle et de la colonisation : les pays développés exportent des produits manufacturés vers les empires coloniaux et les pays « périphériques », d'où ils importent des produits primaires. Si les pays développés entrent en récession, ils entraînent les pays « périphériques » dans la crise.
[10] Au Brésil, l'absence de débouchés oblige à détruire le café -doc.1 p.40. La destruction de stocks de café ou à s'en servir comme combustible dans les locomotives.
[11] …Notamment en baissant l’allocation de chômage, suivant les préconisations du May Committee, dans un rapport dont Keynes aurait dit « c'est le document le plus idiot que j'aie eu la malchance de lire ».
[12] Par exemple en 1930, les salaires des fonctionnaires sont diminués de 10%.
[13] En effet, le souvenir de l'hyperinflation -Vocabulaire p.32 du début des années 1920 est très présent…
[14] Cf. les décrets de « famine et de misère » du 16 juillet 1935 qui diminuaient de 10% les dépenses publiques.
[15] Voir la notice consacrée à John Maynard Keynes sur le site du ministère des finances. Cf. également sa « Lettre à nos petits-enfants » sur le site de France-Culture.
[16] France Culture a consacré en 2024 une passionnante série « La Grande Traversée » à F. D. Roosevelt : podcast.
[18] Glass Steagal Act, aboli en 1999.
[19] L'adhésion à ces codes n'était pas obligatoire, mais incitative : ceux qui y adhéraient bénéficiaient du label « we do our part ». Au total, 96% des industries ont signé, malgré des exceptions notables (Ford).
[20] En 1934, le CWA emploie 4 millions de personnes.
[21] Il ne couvre que la vieillesse et le chômage et exclut certaines catégories (domestiques, salariés agricoles).
[22] Cf. 6 juin 1936, alors que Léon Blum présente son gouvernement à la Chambre des députés, Xavier Vallat, l'un des chefs de l'opposition, lance : " Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné par un juif. "
[24] Cf. l’impérialisme agressif du Japon avec la création d'une « zone de coprospérité ».
[25] Attention néanmoins à nuancer l’affirmation répandue selon laquelle c’est la crise qui aurait conduit les nazis au pouvoir en Allemagne et le monde à la Seconde Guerre mondiale. Le processus au terme duquel Hitler parvient à se faire nommer chancelier est plus complexe : à méditer à l’aide de cet article sur le site du Monde diplomatique… et à l’aide du Chapitre 2 !


